Mbandaka, 14 septembre 2026 (ACP).- Une séance de travail participative consacrée à la validation des moyens de subsistance compatibles avec la conservation, la gestion et l’utilisation durable des tourbières s’est ouverte lundi à Mbandaka, province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
« Cette séance, qui réunit des participants venus de différentes parties de la province de l’Équateur, doit permettre de mettre en place des moyens susceptibles de contribuer à la conservation des zones tourbeuses au bénéfice des communautés locales », a déclaré le coordonnateur provincial de l’Environnement en Équateur, M. Patrice Mola.
Pour sa part, le conseiller du gouverneur chargé des relations avec les partenaires, M. Jean Delou Mandomba, a rappelé que les tourbières se distinguent par leur capacité à stocker d’importantes quantités de carbone et d’eau.
« En raison de leur singularité, les tourbières renferment de grandes quantités de carbone et d’eau. Elles contribuent ainsi à la réduction des émissions de carbone, à la régulation du régime hydrologique et, plus largement, à la lutte contre les changements climatiques », a-t-il souligné.
Il a poursuivi en indiquant que les tourbières jouent également un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité et la régulation des ressources en eau. Leur dégradation pourrait entraîner la libération d’importantes quantités de carbone dans l’atmosphère et fragiliser les écosystèmes ainsi que les moyens de subsistance des populations riveraines.
Le conseiller Jean Delou Mandomba a, au nom du gouverneur réaffirmé l’engagement de la province de l’Équateur en faveur de la protection des forêts et de la lutte contre les changements climatiques.
Tout en saluant la participation des différents acteurs, il a assuré que les autorités provinciales veilleront à la validation et à la mise en œuvre des options compatibles avec la conservation et l’utilisation durable des tourbières.
Il a, par ailleurs, appelé les communautés locales à renforcer leur collaboration avec les partenaires œuvrant dans le secteur de l’environnement ainsi qu’avec les services compétents de l’État congolais.
De son côté, le représentant du représentant de la FAO en République démocratique du Congo, Judicaël Azehoun Pazou, a salué l’organisation de cette séance de travail, qu’il considère comme une étape importante dans la recherche de solutions adaptées à la conservation des tourbières.
« Le bassin du Congo regorge d’importantes étendues de tourbières qui constituent un patrimoine naturel d’importance mondiale. Elles jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité, la régulation de l’eau et le stockage du carbone », a-t-il indiqué.
Il a estimé que la conservation de ces écosystèmes devait s’accompagner d’une implication accrue des communautés locales et de l’amélioration de leurs conditions de vie.
« La conservation des tourbières par les communautés locales nécessite une prise en charge de ces dernières, afin de parvenir à un équilibre entre la protection de l’environnement et le développement communautaire », a-t-il ajouté.
Selon lui, la rencontre vise à valider des options de moyens de subsistance compatibles avec la conservation, la création et l’utilisation durable des tourbières, dans le cadre du projet consacré à la sécurisation des réserves de biodiversité, de carbone et d’eau du bassin du Congo.
La séance de travail s’inscrit dans une démarche visant à concilier la préservation des écosystèmes tourbeux, la lutte contre les changements climatiques et l’amélioration durable des conditions de vie des populations de la province de l’Équateur. ACP/Ind./Bot.

