Mbandaka, 14 décembre 2025 (ACP).- Les formateurs de santé ont été appelés dimanche à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), à faire preuve de conscience professionnelle, dans un entretien avec un médecin.
« Les formateurs de santé doivent faire preuve de conscience professionnelle. Si le secteur de la santé, tant dans la pratique que dans la théorie, révèle des insuffisances, le danger augmente et les vies seront exposées à des risques dus à la négligence », a indiqué le Dr Bobo Bongongo, enseignant à l’Institut d’Enseignement Médical (IEM) de Mbandaka.
Le Dr Bongongo a indiqué qu’il y a besoin de réforme dans ce secteur pour plusieurs raisons : « La nécessité de la réforme s’explique pour diverses raisons, parmi lesquelles figurent l’incompétence, l’inadéquation aux nouvelles techniques médicales, la négligence de la formation, la corruption, etc. Ces réalités vécues et déplorables entraînent une insuffisance dans la formation. Nous plaidons pour qu’une réforme urgente soit réalisée afin de redémarrer cette année scolaire et académique avec un nouvel élan », a-t-il insisté.
Il a également déploré l’absence des conditions nécessaires dans plusieurs structures sanitaires : « L’absence d’équipements et de matériels est principalement à déplorer. Cependant, la qualité du personnel de santé se dégrade de plus en plus : des erreurs de traitement sont constatées, il y a un manque de perfectionnement, un archaïsme technique, de la cupidité, etc. Il est urgent que ces défaillances soient systématiquement découragées et réprimées par l’application de mesures disciplinaires rigoureuses. », a ajouté ce médecin.
Le Dr Bongongo a insisté sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement médical : « L’enseignement technique doit être centré sur la pratique. Il faut encourager les stages annuels, les visites guidées, veillez à l’accomplissement des pratiques professionnelles, aux accompagnements médicaux et au respect d’un enseignement théorique rigoureux. »
Ce médecin a rappelé le crucial devoir de l’État de garantir la sécurité financière au personnel enseignant des institutions médicales. Comme dans l’enseignement normal, l’enseignement technique médical présente également des crises qui méritent l’attention des gouvernants. ACP/C.L.

