Lubumbashi, 14 février 2026 (ACP).– L’incompatibilité fœto-maternelle ou l’incompatibilité rhésus est à la base de plusieurs décès infantile a relevé le chercheur en santé reproductive, de la clinique ambulatoire santé pour tous à Lubumbashi, province du Haut-Katanga dans le sud-est de la République démocratique du Congo Philippe Mukuna, lors d’une interview accordée samedi à l’ACP.
« L’incompatibilité fœto-maternelle ou rhésus est une incompatibilité qui est créée lorsque l’enfant qui se développe dans le ventre de sa mère n’a pas le même rhésus que sa mère ou a le rhésus opposé à celui de sa mère, indique », a-t-il dit.
« Si le père est de rhésus positif et la maman de rhésus négatif l’enfant sera du rhésus soit positif soit negatif. Mais lorsque le premier enfant qui se forme dans le ventre de sa mère est du rhésus positif il sera normal. Toutefois, lorsque quelqu’un est de rhésus positif il ne peut pas donner du sang à quelqu’un de rhésus négatif, parce qu’il y a incompatibilité entre les deux personnes. Si le sang de la maman qui est de rhésus négatif entre en contact avec celui de l’enfant qui se développe dans le ventre il y aura formation des anticorps contre le rhésus positif de l’enfant, c’est-à-dire que la mère va développer des anticorps contre le rhésus positif de tél sorte que lorsque les prochaines grossesses viendront si ces enfants seront du rhésus positif cela va entraîner soit des avortements, des fausses couches, des morts nés », a précisé Philippe Mukuna.
Il a également relevé que lorsque l’enfant est né de rhésus positif, opposé à celui de sa maman, peut au moment de l’allaitement transmettre à l’enfant des anticorps négatifs et cette incompatibilité peut créer chez l’enfant des maladies hémorragiques du nouveau-né et mourir.
« Auparavant, il n’y avait pas de traitement, mais actuellement comme la médecine a évolué, les gens de rhéhus opposé peuvent se marier, il y a un traitement que nous donnons à la femme enceinte. Ce traitement se donne à la dix-huitième semaine de la grossesse, à la trente deuxième semaine et même le jour de l’accouchement pour éviter toutes les difficultés liées à ces incompatibilités », a-t-il renchéri.
ACP/C.L.

