Lubumbashi, 10 mars 2026 (ACP).- L’intelligence artificielle face à l’écriture a été au centre d’une conférence placée sous le thème : « l’intelligence artificielle face à l’écriture : menace ou mutation de la créativité humaine », animée mardi à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, Sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Cette conférence sur l’intelligence artificielle (IA) promet d’ouvrir nos yeux sur les défis et les opportunités que cette dernière apporte à l’art d’écrire et cela comme outil d’assistance aidant à la réduction, la correction, la traduction et la stimulation d’idée », a soutenu le Prof Kalenge Yamukena, chancelier de l’Université libre panafricaine.
Il a indiqué, par contre, que l’humain reste le chef d’orchestre des instruments avec les nouveaux genres littéraires, notamment la poésie algorithmique, la narration interactive et l’écriture collaborative entre l’homme et la machine.Il a, en outre, fait savoir que l’IA peut constituer une menace car le processus d’automatisation de l’écriture créée la production massive des textes standardisées et uniformisées avec, notamment des applications comme « Chatgpt, copilote, Claude » et autres modèles générant textes et scénarios en quelques secondes.
Pour ce scientifique, plus « nous utilisons l’IA, plus nous allons effacer la singularité humaine, car chaque auteur a sa touche personnelle en écriture. Pour des questions d’éthique, cela favorise le plagiat, la propriété intellectuelle et la dilution de l’auteur ».
« L’IA est un facteur de mutation et doit être utilisée avec modération tout en nous permettant de mélanger les techniques d’écriture (en transformant un son en texte) et du genre en réduisant le temps de travail car avant l’avènement de l’IA, les utilisateurs devaient faire beaucoup d’acrobatie », a-t-il ajouté.
« Je termine par une citation de deux théoriciens, majeurs de la littérature et du langage Bokhtine et Kristeva, l’écriture de demain sera peut-être moins une question de solitude humaine qu’un polylogue humano machinique, une sorte de conjugaison au mode du concept du dialogisme », a-t-il conclu. L’IA est une branche de l’informatique simulant des capacités humaines, apprentissage, raisonnement, résolution de problèmes, créativité via des algorithmes et des données. Elle permet d’automatiser des tâches, analyser des données et générer du contenu (IA générative) et elle est utilisée en reconnaissance vocale, vision par ordinateur, traduction et modélisation prédictive, selon les experts. ACP/

