Bunia, 18 septembre 2026 (ACP).- Quatre-vingt-dix(90) échantillons prélevés sur des bovins, des porcins et des personnes suspectes dans les aires de santé de Tchabowe et Burassi, zone de santé de Boga, en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), sont en attente d’analyses pour confirmer ou infirmer les suspicions d’anthrax, selon vendredi la division provinciale de la Pêche et élevage.
« Les 90 échantillons ont été prélevés sur les animaux et les cas humains suspects. Ils sont actuellement en attente d’analyses de laboratoire à Kinshasa pour confirmer ou d’infirmer les suspicions d’anthrax », a précisé Fiston Kabaseke, chef de division provinciale de Pêche et élevage, à l’ouverture d’une formation destinée aux agents vétérinaires et aux acteurs multisectoriels à Bunia.
Il a expliqué que les prélèvements ont été conditionnés dans le respect des normes de biosécurité avant leur acheminement vers les laboratoires de Bunia, puis vers les laboratoires vétérinaires de référence à Kinshasa pour des analyses sérologiques et génomiques.
Dans ce contexte, a-t-il rassuré, « les services compétents renforcent la surveillance épidémiologique dans les zones d’élevage, notamment à travers la formation des agents sur la reconnaissance des signes cliniques, la notification des maladies et l’investigation des foyers ».
M. Kabaseke a soutenu que la présente formation abordera la collecte des données, les mesures de biosécurité ainsi que les stratégies de prévention et de contrôle des maladies susceptibles d’affecter simultanément les animaux et les humains.
A cet effet, il a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les services vétérinaires, sanitaires et environnementaux, conformément à l’approche « Une seule santé ».
M. Kabaseke a appelé les participants à renforcer la rapidité dans la notification des alertes, afin de favoriser une détection précoce et une réponse appropriée en cas de confirmation de la maladie.
L’anthrax désigne en médecine francophone, une infection cutanée grave formée de plusieurs furoncles, ou par anglicisme, la maladie du charbon (ou charbon bactérien). C’est une zoonose (maladie animale transmissible à l’homme) causée par Bacillus anthracis.
Forme cutanée : Représente plus de 95 % des cas mondiaux; elle se manifeste par une lésion ou pustule noire et présente un taux de mortalité de 10 à 20 % sans traitement.
Forme pulmonaire (inhalation) : la plus rare et la plus grave; elle entraîne une détresse respiratoire aiguë et s’avère presque toujours fatale sans prise en charge rapide.
Forme gastro-intestinale : survient après l’ingestion de viande contaminée mal cuite, provoquant de fortes douleurs et des troubles digestifs sévères, renseigne-t-on.
ACP/ J H B

