Kinshasa, 31 juillet 2026 (ACP).- Les experts en santé de la faune sauvage ont appelé vendredi au renforcement de la protection sanitaire des rangers de la République démocratique du Congo(RDC), exposés à des maladies infectieuses et zoonotiques durant leurs services, en marge de la Journée internationale des Rangers, célébrée le 31 juillet de chaque année.
« Les principales maladies auxquelles les rangers sont confrontés comprennent notamment la maladie à virus Ebola, le virus de Marburg, le Mpox, la rage, l’anthrax, la brucellose et la leptospirose. Ils sont également exposés à des maladies transmises par des vecteurs, telles que le paludisme et la fièvre jaune, particulièrement lors des patrouilles en milieu forestier », a déclaré Dieu Merci Nyaku, premier ranger et expert en épidémiologie de la faune sauvage en RDC.
Selon lui, les risques de contamination augmentent lors de la manipulation d’animaux malades ou morts, du prélèvement d’échantillons biologiques ou encore des interventions dans des zones touchées par des épidémies.
Face à cette situation, l’expert a insisté sur le respect strict des mesures de biosécurité et le renforcement de la surveillance épidémiologique, afin de limiter la propagation des maladies entre la faune sauvage et l’homme.
« Pour réduire ces risques, les rangers appliquent plusieurs mesures de prévention, notamment le port systématique d’équipements de protection individuelle, le lavage régulier des mains, la désinfection du matériel ainsi que l’élimination sécurisée des déchets biologiques », a-t-il ajouté.
Le premier ranger a précisé que les écogardes sont également formés à identifier les signes de maladies chez les animaux sauvages, à signaler toute mortalité inhabituelle et à éviter tout contact direct avec les carcasses ou les animaux présentant des symptômes. La vaccination, la prévention contre les piqûres de moustiques ainsi qu’un suivi médical régulier complètent ce dispositif de protection.
À l’occasion de cette Journée internationale, l’expert a plaidé pour un investissement accru dans la santé des rangers, considérés comme la première ligne de défense de la biodiversité et de la surveillance sanitaire au sein des aires protégées.
ACP/N.M/P.O/GNB

