Kinshasa, 8 décembre 2024 (ACP).- Une campagne nationale sur la prévention du VIH en République démocratique du Congo a été lancée samedi, par l’Onusida et ses partenaires à l’hôtel Sultani, dans la commune de Gombe, Nord de Kinshasa, placée sous le thème « Le VIH est toujours là, finissons-en! ».
« Nous avons lancé aujourd’hui une campagne nationale sur la prévention du VIH. C’est qui est très important parce qu’en RDC l’année 2023 seulement il y a eu 12.000 et 33.000 nouvelles infections du VIH qui ont été enregistrés, dont entre 44.000 et 9.100 enfants et 11.000 décès dû au VIH, c’est-à-dire que dans ce pays nous n’avons pas encore mis sous contrôle la transition du VIH et l’épidémie du VIH».
a déclaré Susan Kasedde, directrice pays de l’Onusida.
«En RDC, entre 410.000 et 640.000 personnes vivent avec le VIH. Parmi les personnes âgées de 15 ans et plus , 2 sur 3 des personnes vivant avec le VIH sont des femmes», a-t-elle ajoutée.
« Nous pouvons mettre fin au VIH d’ici 2030 si nous respectons les lois et si nous assurons l’inclusion et la considération de tout le monde. Nous pouvons le prévenir et agir pour faciliter l’autonomisation, la protection de droit et la protection des autres contre la contamination avec le VIH », a-t-elle dit.
Mme Kasedde a fait savoir que pour répondre à toutes les attentes, il nous faut l’engagement des plusieurs acteurs, secteurs et communautés pour sensibiliser et offrir les services dans les structures de santé de protection, d’enseignement mais et un engagement national autour de la question du VIH pour assurer que chaque congolais puisse savoir ce que c’est le VIH.
Par ailleurs, le Dr Aimé Mboyo, directeur du Programme national de lutte le contre le VIH/SIDA (PNLS) a insisté sur la meilleure façon d’aider nos compatriotes qui sont atteints par le VIH c’est d’abord de les aimer, leurs parler et de les accepter à tant que tel mais aussi de faire en sorte qu’on leur offre les services dont ils ont besoins.
Parmi ces services, a-t-il expliqué, il y a notamment le dépistage, le soutien psychosocial et les faire bénéficier du traitement antirétroviral (ARV) parce que ce traitement à l’avantage de pouvoir leur permettre de vivre comme toutes les autres personnes.
« Le traitement sous ARV va devoir réduire la quantité de la charge virale dans leurs corps et ce qui permettra de vivre mieux », a-t-il ajouté, affirmant l’importance de la sensibilisation à travers les médias traditionnels comme la radio, la télévision, les réseaux sociaux pour atteindre des milliers de personnes.
4/5 jeunes en RDC ne savent pas se protéger contre le VIH
Par ailleurs, quatre sur cinq pourcent des jeunes en RDC ne savent se protéger contre le VIH et 80% d’entre eux accusent un déficit de communication face au VIH, a déclaré le Pr docteur Liévin Kapend, secrétaire exécutif national du programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), avant d’insister sur la sensibilisation des jeunes.
« Les dernières informations que nous avons après les enquêtes montent que notre jeunesse et nous même nous sommes en danger parce que moins de 20% des jeunes connaissent le SIDA », a-t-il affirmé.
Pour le SEN/PNMLS, c’est vrai qu’il y a un problème de génération. L’action doit être renouvelée sinon notre avenir est en danger. Il nous faut recourir à la sensibilisation des jeunes pour sauver notre génération et revenir absolument sur le message de prévention parce que transmettre un message c’est gratuit. « S’il y a quelque chose à partager sans s’appauvrir ces sont les informations », a-t-il dit.
Cette campagne d’une durée de 6 mois a été organisée par l’Onusida en collaboration avec ses partenaires, notamment le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), le PNMLS, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fondation Vodacom, selon les organisateurs. ACP/C.L.

