Kinshasa, 09 octobre 2025 (ACP).- Plus de 600 (six cents) personnes sont ciblées par une campagne de consultation gratuite en santé mentale, organisée du 09 au 10 octobre par le centre neuro-psycho pathologique (CNPP) de Kinshasa, (en République démocratique du Congo), en marge de la journée mondiale de la santé mentale, a annoncé jeudi son médecin directeur, lors du lancement.
« Nous attendons plus de 600 personnes pour cette campagne de consultation. Nous invitons la population à venir se faire consulter pour les problèmes suivants: les troubles du sommeil, du bébé jusqu’à la personne de troisième âge, les séquelles des accidents vasculaires cérébraux (AVC), les convulsions, les crises épileptiques chez le bébé jusqu’à la personne de troisième âge, le stress, les maux de tête, les excès de colère mal contrôlés, la consommation des drogues, de l’alcool, du tabac et du chanvre », a déclaré le professeur Daniel Okitundu, médecin directeur du CNPP.
Il a noté que le CNPP est l’hôpital le mieux placé pour la prise en charge des maladies mentales dont les signes sont, notamment les troubles du sommeil, les maux de tête, la consommation de la drogue et les AVC.
« Malheureusement les gens n’ont pas connaissance de notre établissement et vont seulement se faire soigner chez les kinésithérapeutes qui n’ont pas le service comme celui du CNPP », a-t-il déploré.
« Nous voulons que les gens découvrent le CNPP comme une institution qui rend service dans ce domaine-là et que les gens sachent que les problèmes on les résout en ayant une bonne santé mentale et du cerveau », a-t-il dit.
Le CNPP n’est pas réservé qu’aux fous
Le Dr Okitundu a indiqué que son attente la plus ardente est que les gens puissent réaliser que son établissement n’est pas réservé uniquement aux fous, plutôt à tout le monde, précisément à toute personne ayant des problèmes liés à la santé mentale.
« Ceux qui ont du mal à contrôler la colère et ceux qui ne savent pas s’épanouir dans la vie, qu’ils viennent au CNPP. Ils auront la solution et vont apprendre à se découvrir et à améliorer leur vie », a-t-il laissé entendre.
Selon lui, le CNPP travaille avec des hôtesses, des médecins, des psychologues, des médecins stagiaires ainsi que des étudiants en médecine qui accueillent les patients et les orientent vers les médecins ou les psychologues.
Si le cas est grave, a-t-il précisé, les médecins font la consultation puis prescrivent ce qu’il faut pour la suite. « La suite sera à la charge de la personne elle-même dans le cadre de cette campagne », a-t-il rappelé.
Le professeur Daniel Okitundu a appelé toute personne qui veut être bien dans ses capacités intellectuelles, dans la gestion de ses émotions, dans la gestion de comportement et dans l’augmentation du capital humain des compétences, à aller se faire consulter au CNPP.
« Nous avons des neuropsychiatres, des psychiatres, des psychologues cliniciens qui soignent par la relation et la communication avec les patients. Ils ne prescrivent pas les médicaments. Les travailleurs sociaux font les enquêtes sociales dans les familles des malades hospitalisés », a-t-il rassuré.
Célébrée le 10 octobre de chaque année, la journée mondiale de la santé mentale est placée cette année sous le thème mondial: « l’accès aux services de santé mentale lors de catastrophes et d’urgences » et le thème national : « l’accès aux services de santé mentale pour la population congolaise en crise et transition perpétuelle ».
ACP/JF

