Kisangani : l’abattage d’un singe rare en divagation dénoncé par la direction du Zoo

Kisangani, 8 juillet 2026 (ACP).- La Direction du Jardin zoologique et botanique de Kisangani (JZBKis) a exprimé son indignation après le lynchage et l’abattage d’un singe en divagation, survenus le 3 juillet dans la ville de Kisangani, province de la Tshopo (nord-est de la RDC), selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.

 «La Direction du Jardin zoologique et botanique de Kisangani (JZBKis) s’est dit indignée après le lynchage et l’abattage d’un singe en divagation, survenus le 3 juillet dans la ville de Kisangani, province de la Tshopo. La disparition de MANU est une grande perte pour tous. La population ne doit pas céder à la panique face à un animal sauvage, mais plutôt alerter immédiatement les autorités compétentes», a déclaré François Matala Konga, directeur-chef de site du Jardin zoologique et botanique de Kisangani.

Selon le communiqué, le primate s’était échappé de son enclos avant d’être aperçu sur le campus de l’université de Kisangani (UNIKIS), puis aux abords du cimetière de Makiso. Au lieu de signaler sa présence aux services du Jardin zoologique, des habitants l’ont caillassé avant de le frapper à coups de bâton jusqu’à sa mort.

La direction du JZBKis a indiqué que le singe, surnommé « MANU », vivait au zoo depuis près de six ans et était habitué à la présence humaine. D’après les responsables de l’établissement, l’animal ne présentait aucun comportement agressif et ne constituait aucune menace pour la population.

Le communiqué souligne également que MANU représentait un intérêt scientifique particulier, étant issu d’un croisement rare entre un babouin mâle et un cercocèbe femelle. Cette particularité en faisait un sujet potentiel d’études sur ses caractéristiques biologiques et comportementales.

Face à cette perte, la Direction du Jardin zoologique et botanique de Kisangani a invité les Boyomais à éviter toute confrontation avec un animal sauvage en divagation, à prévenir sans délai les services du zoo et à contribuer à la protection du patrimoine faunique. Elle a appelé la population à protéger les animaux sauvages et à signaler leur présence aux services compétents.

La Direction a enfin rappelé que la capture, la maltraitance, la détention, la commercialisation ou la mise à mort d’espèces protégées constituent des infractions prévues et sanctionnées par la loi n° 24/020 du 30 décembre 2024 modifiant et complétant la loi n° 14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature. ACP/K/L

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