Kisangani, 10 juillet 2026 (ACP).- Plusieurs mesures sanitaires ont été renforcées au Parc national de la Maiko dans les provinces de la Tshopo, du Maniema et du Nord-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), afin de prévenir la transmission du virus Ebola entre les humains et les animaux sauvages, a appris l’ACP vendredi d’un responsable du Parc.
« Plusieurs mesures sanitaires ont été renforcées, le parc interdit ou réduit les contacts directs avec les animaux sauvages afin de diminuer les risques de contamination », a déclaré Mathieux Mirambo, directeur du Parc de Maiko.
« C’est dans un contexte marqué par la vigilance accrue autour de cette maladie dans les zones riveraines de l’aire protégée que le Parc applique différentes stratégies de prévention visant à limiter les contacts entre les populations humaines et les espèces animales susceptibles de transmettre le virus Ebola, notamment les gorilles, chimpanzés et autres mammifères sauvages », a-t-il ajouté.
Le directeur Mirambo a fait savoir que les éco gardes assurent un suivi sanitaire régulier de la faune pendant les patrouilles à travers l’observation des signes suspects de maladie tels que la faiblesse, les difficultés respiratoires ou encore les diarrhées chez certains animaux.
« Ce plan permet d’assurer une réponse rapide en cas de suspicion d’un cas humain dans les zones proches du Parc », a-t-il indiqué.
Le Parc contrôle également les interactions entre humains et animaux sauvages à travers plusieurs mesures, notamment l’interdiction d’accès aux aires protégées sans autorisation préalable et l’application stricte des mesures barrières dans le cadre des activités écotouristiques.
« Les touristes et les écogardes sont tenus de respecter les distances de sécurité avec les animaux sauvages et de porter des équipements de protection individuelle lors des descentes sur terrain», a martelé le directeur du Parc.
Par ailleurs, le gestionnaire de ce vaste territoire naturel protégé a fait savoir que certaines zones demeurent actuellement restreintes pour des raisons sanitaires en raison de la richesse biologique qu’elles abritent et des risques élevés de contacts entre humains et faune sauvage.
« Le Parc lui-même constitue une zone sensible nécessitant une surveillance permanente, afin de protéger à la fois la biodiversité et la santé publique », a-t-il conclu. ACP/N.M

