Ngidinga, 26 mars 2026 (ACP).– Un survivant de l’épidémie de Mpox (variole de singe) dans la province du Kongo Central, Sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a exhorté jeudi les personnes atteintes de cette maladie à privilégier le traitement moderne administré dans les structures sanitaires, plutôt que de recourir aux pratiques traditionnelles.
« J’encourage vivement toutes les personnes atteintes de cette maladie à faire confiance au traitement moderne mis à disposition par le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique », a soutenu Fidèle Nseka, survivant de Mpox.
« Lorsque j’étais malade, j’ai commis l’erreur de rester pendant deux semaines à domicile en suivant un traitement traditionnel, sans amélioration. Au contraire, mon état s’aggravait. Ce n’est qu’après mon admission à l’hôpital de référence de Ngidinga, dans le territoire de Madimba, que j’ai reçu des soins appropriés et en seulement deux semaines, j’étais complètement guéri », a-t-il dit.
Selon M. Nseka, qui partageait son expérience après sa guérison, la Mpox se manifeste par des symptômes, tels qu’une forte fièvre, des éruptions cutanées généralisées, des lésions sur la peau, ainsi qu’un gonflement des ganglions lymphatiques ayant entraîné une déformation de la mâchoire et un œdème de la tête.
Il a précisé également que la prise en charge dans les structures sanitaires publiques est gratuite. « Il est inutile de perdre du temps, de l’énergie et de l’argent auprès des charlatans », a-t-il insisté. La Mpox est une maladie virale causée par le virus Monkeypox (MPXV). Rare mais potentiellement grave, elle se transmet à l’homme à partir d’animaux infectés, notamment les rongeurs, et peut également se propager d’une personne à l’autre.
Selon le compte rendu du 81ème Conseil des ministres, tenu le 6 mars 2026, une légère hausse de nouveaux cas suspects de Mpox passant de 248 à 258, a été observée à la huitième semaine épidémiologique, sur l’ensemble de la RDC. ACP/JF

