Kwango : l’eau potable, solution pour éliminer définitivement le choléra à Popokabaka (médecin chef de zone)

Popokabaka, 27 août 2026 (ACP).– La desserte en eau potable constitue la solution pour éliminer définitivement le choléra dans la zone de santé de Popokabaka, au Kwango dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo, a indiqué jeudi à l’ACP son médecin chef de zone.

« La solution pour éliminer définitivement l’épidémie de choléra à Popokabaka est de desservir la population en eau potable, puisque cette maladie est causée notamment par l’eau impropre utilisée en ce moment, faute d’une unité de production d’eau propre », a déclaré le Dr Alain Mboko.

« Je profite de la présence de la presse pour lancer un plaidoyer auprès du gouvernement central, de nos autorités provinciales ainsi que des partenaires internationaux afin de venir en aide à la population de ce territoire, en réhabilitant le point de production d’eau qui, autrefois, desservait Popokabaka », a-t-il ajouté.

Selon lui, l’épidémie de choléra commence à être maîtrisée sur le terrain grâce à l’appui des autorités locales et du gouvernement central, mais également grâce à la contribution majeure de l’équipe de Médecins sans frontières (MSF) sur place.

Depuis l’arrivée de cette dernière, le corps médical et la main-d’œuvre locale ont été formés pour une prise en charge plus structurée des patients, ce qui a permis d’améliorer le traitement et la sensibilisation autour de cette épidémie.

« Au début, c’est-à-dire au mois de juin, à la 27e semaine épidémiologique, le taux de létalité était de 18,7 % avec 16 cas et 3 décès. À ce jour, ce taux est descendu à 2 % », a indiqué le médecin chef de zone.

« Nous avons déjà enregistré 864 patients depuis le début de la maladie dans le territoire de Popokabaka, avec un taux de guérison estimé actuellement à 97 % », a-t-il poursuivi.

Il a remercié le gouvernement central et les autorités provinciales pour leur promptitude et les moyens déployés.

Il a également salué l’engagement continu du partenaire MSF qui soutient le corps médical sur le terrain dans la lutte contre cette épidémie.

Nécessité de réhabiliter le point de captage de traitement d’eau

Par ailleurs, Innocent Burundi, responsable logistique et technique au sein de MSF, a effectué une analyse technique au point de captage et de traitement d’eau situé sur la rivière Nkoti, qui approvisionnait autrefois la population de ce territoire.

« Au niveau du captage, il y a une déviation d’une partie de la source, mais celle-ci continue de se déverser dans le décanteur. À l’intérieur de ce dernier, on trouve une quantité importante de sable accumulé, ce qui nécessite un entretien. Après le décanteur, le tuyau principal de distribution, qui est en acier galvanisé, s’est cassé sous l’effet de la rouille. C’est pourquoi l’eau ne pouvait plus parvenir jusqu’à la communauté », a-t-il expliqué.

« Sur le plan technique, on pourrait revoir la tuyauterie en installant des tuyaux en polyéthylène. Cela aiderait la population. Il faut également nettoyer les boîtes de captage et les protéger. Ainsi, la population pourrait de nouveau avoir accès à l’eau. Techniquement, c’est un travail qui prendra du temps, mais avec de la main-d’œuvre, je pense que les habitants de Popo pourront de nouveau avoir de l’eau », a conclu M. Burundi.

ACP/Luf./HM

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