Kinshasa, 11 décembre 2025(ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) par le biais de la ministre de l’Environnement, a réaffirmé son engagement pour la préservation de ses vastes tourbières tropicales, en marge de la 7ème session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, selon un communiqué dudit ministère consulté jeudi.
« J’exprime devant cette auguste assemblée que la RDC a réaffirmé son engagement sans doute pour la préservation de ses vastes tourbières tropicales, son écosystème crucial pour la régulation du climat mondial, la biodiversité et la stabilité environnementale, tout en dévoilant la stratégie nationale de protection et de gestion durable des Tourbières de mon pays », a déclaré Marie Nyange, ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, cité dans le communiqué.
« L’importance capitale de ces zones humides abritées dans la cuvette centrale du bassin du Congo qui représentent le plus grand ensemble de tourbières tropicales de la planète est qu’elles couvrent plus de 16 millions d’hectares et stockent un volume colossal de près de 30 milliards de tonnes de carbone, avec un capital naturel qui est une véritable assurance-vie climatique » pour l’Afrique et l’humanité », a-t-elle ajouté.
Mme Nyange a fait savoir que la stratégie nationale s’articule autour de quatre axes prioritaires pour faire face aux menaces croissantes (déforestation, pressions agricoles non planifiées, exploitation illégale, développement d’infrastructures non durables et effets du changement climatique).
Les avancées
En outre, la ministre de l’Environnement a énuméré quelques avancées récentes dans la protection des tourbières, notamment le lancement du premier Programme national Tourbières, la signature d’un partenariat stratégique RDC–Indonésie au sein de l’International Tropical Peatlands Center (ITPC), la validation des cartes préliminaires de la Cuvette Centrale, et l’intégration des tourbières dans la contribution déterminée au niveau national (CDN).
Par ailleurs, la RDC a lancé un appel vibrant à la solidarité internationale avant de souligner la protection des tourbières qui est un défi global. « Le pays fait face à des défis majeurs tels que les pressions socio-économiques, le besoin d’un financement climatique prévisible et équitable, la nécessité d’alternatives énergétiques à grande échelle, et un transfert technologique adapté », a-t-elle dit.
Pour révéler ces défis, elle a appelé à un financement climat plus juste, proportionnel au rôle régulateur de ses écosystèmes, à des partenariats technologiques renforcés, et à la reconnaissance des tourbières du Congo comme un écosystème particulier nécessitant un financement à la hauteur de son importance. Elle a également invité les Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, ainsi que l’ensemble de la communauté internationale à marcher à ses côtés dans cette mission stratégique par rapport à son rôle, celui de lutter contre le changement climatique et de préserver un écosystème vaste exigeant une solidarité authentique.
ACP/JF

