L’avant-projet de loi relatif à la biosécurité en RDC au centre d’un atelier

Kinshasa, 3 octobre 2025 (ACP).- L’avant-projet de loi relatif à la biosécurité en République démocratique du Congo(RDC), a été au centre d’un atelier, organisé vendredi à Kinshasa, par le secrétariat général à l’environnement, à l’intention de professionnels des médias.

«Nous avons échangé avec les professionnels des médias, qui sont le 4ème pouvoir, sur le protocole Catragena et aussi sur l’avant-projet de loi sur la biosécurité en RDC. La presse est importante dans ce processus pour nous aider à la sensibilisation, l’éducation du public. Si la presse est impliquée et nous accompagne, nous serons rassurés que le projet va arriver jusqu’au bout en vue d’atteindre les objectifs fixés», a déclaré M. Guy Mboma, chef de bureau en charge de biosécurité au ministère de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat. 

«Une rencontre avec les parlementaires, députés et sénateurs pour expliquer le bien-fondé de la loi, voir dans quelle mesure ils peuvent porter cette loi pour des discussions au niveau du parlement et nous aider quand le gouvernement va proposer la loi, qu’elle soit adoptée», a-t-il ajouté.

De son côté, M. Félix Lilakako, avocat et spécialiste des questions environnementales, a indiqué qu’il était question de présenter aux journalistes  le contenu de l’avant-projet de loi qui devra réglementer la biosécurité, c’est-à-dire, les mouvements, la consommation, les transferts des organismes génétiquement modifiés ou des projets dérivés.

Selon lui, ce texte s’inscrit  dans le cadre de la mise en œuvre de la convention sur la diversité biologique mais aussi sur le protocole de la prévention de risques biotechnologiques liés également aux mouvements, aux transites et à la consommation des Organisme génétiquement modifié (OGM) en RDC.

Pour ce spécialiste, la presse joue un rôle crucial dans la protection de l’environnement en informant, en sensibilisant le public, en  promouvant le débat et en ouvrant le dialogue sur les questions environnementales.

Dans cette optique, M. Lilakako a précisé que la presse est aussi un contre-pouvoir face aux intérêts qui bloquent la politique environnementale, en révélant les problèmes, en rendant compte des solutions et en demandant des comptes aux responsables de la dégradation environnementale.

Cet atelier a été organisé par le secrétariat général à l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat à travers la direction de développement durable avec l’appui du programme des nations unies pour l’environnement. ACP/ODM

Fil d'actualités

Sur le même sujet