Kinshasa, 10 juillet 2026 (ACP).- Le diagnostic médical est le socle indispensable de tout traitement permettant d’évaluer les symptômes, a indiqué jeudi, un pédiatre, lors d’une rencontre à Ngaba, dans le Centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), en marge de la Journée mondiale de l’allergie célébrée le 08 juillet de chaque année.
« Le diagnostic médical est le socle fondamental et indispensable qui permet de cibler les traitements d’améliorer les chances de guérison et de stopper la propagation des maladies, en santé public d’identifier une affection chez un individu et il permet aussi d’évaluer, de surveiller et de protéger la santé de l’ensemble de la collectivité », a déclaré le Dr Benjamine Sangabu.
Selon Mme Sangabu, le diagnostic permet aux autorités sanitaires d’identifier les maladies transmissibles et d’agir rapidement, cela est essentiel pour freiner la transmission, isoler les cas confirmés et tracer les personnes contacts, connaître l’état de santé réel de la population et lutter contre la résistance, prévenir la résistance anti microbienne en évitant les traitements inadaptés.
Elle a également souligné que le dépistage précoce permet de détecter une maladie avant même l’apparition des symptômes chez des personnes en bonne santé pour le public, cela présente des avantages considérables, pour des pathologies graves comme certains cancers, diabète, tuberculose, VlH/ Sida, maladie du cœur, permettant d’intervenir tôt tout en garantissant un meilleur pronostic vital.
« Le diagnostic évite les complications à un stade avancé, allège la charge sur les systèmes de santé. Il reste l’étape décisive qui dicte la suite du processus médical en permettant de mettre un non sur les symptômes, il rassure et donne un sens aux démarches de soins, permettant aux médecins de prescrire les médicaments car le médecin est le seul habilité à poser le diagnostic de la pathologie allergique et à valider l’indication du traitement », a expliqué la pédiatre.
Egalement coordonnatrice de l’ONG « Ngemba » qui a organisé cette rencontre, elle a fait savoir que c’est le médecin qui confirme l’implication spécifique de l’allergène par des tests cutanés ou sanguins, il détermine si le patient est éligible à un traitement, en tenant compte des contre-indications ou de la sévérité, comme un asthme non contrôlé.« L’absence de prise en charge précoce laisse la maladie évoluer, ce qui peut rendre un pronostic vital ou fonctionnel plus sombre, le retard dans l’identification d’une maladie grave comme un cancers ou infection diminue considérablement les chances de guérison complète. Sans diagnostic précis les traitements prescrits sont basés sur des suppositions, ce qui expose le patient aux effets secondaires de médicaments inutiles tout en retardant la bonne thérapie », a-t-elle conclu.
Les participants à cette activité ont été informés du fait que, le patient subit une longue période d’incertitude et de symptômes inexpliqués, souvent qualifiée d’errance médicale, qui cause un stress psychologique intense et un épuisement moral.
Le 8 juillet est décrété comme étant la Journée mondiale des allergies, les activités de la semaine de l’allergie visent à informer sur les allergies respiratoires, cutanées et alimentaires. ACP/M/M

