Kinshasa, 18 novembre. 2025 (ACP).- Le travail de protection des nouveau-nés ou des prématurés est une urgence gouvernementale, a soutenu mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, lors de la clôture des travaux de la Journée mondiale de la prématurité.
« Le travail de protection de tout-petits, n’est pas pour demain mais plutôt une urgence gouvernementale. Il est vrai que notre pays a beaucoup de défis et de challenges, mais ce serait une grave erreur si dans ces derniers nous n’anticipons pas ce que le pays va devenir demain avec quel capital humain », a déclaré le Dr Roger Kamba, ministre de la Santé, hygiène et prévoyance sociale.
Selon lui, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la Première ministre, Judith Suminwa ont décidé que la santé soit une priorité en RDC. Cela a été matérialisé, a-t-il ajouté, par la nomination d’un conseiller spécial (l’actuel ministre) chargé d’améliorer le système de santé par la Couverture santé universelle (CSU), dont les résultats sont à ce jour observable.
« De ma formation de base de pédiatrie et néonatologie, nous sommes tous contents de voir les efforts fournis pour arriver à la société congolaise de néonatologie qui naîtra aujourd’hui. Elle nous aidera à garder le flambeau haut, notamment en termes de formation continue. Elle sera à la disposition de nos compatriotes pour la prise en charge des enfants et aidera les décideurs que nous sommes, d’aller dans le bon sens », a-t-il dit.
Il a souligné que le gouvernement a décidé de lever progressivement les barrières qui empêchent une bonne prise en charge, en permettant aux mamans de se faire consulter sans se ruiner financièrement, grâce à la gratuité de la maternité et à la prise en charge du nouveau-né.
« Cette décision a été prise parce que la RDC comme le Nigeria, est parmi les pays les plus touchés par la mortalité de la mère et enfant. La conséquence est la réduction de l’expérience de vie à la moyenne africaine soit 60 ans ou trois ans de moins que la moyenne », a-t-il ajouté. En outre, les infrastructures, les plateaux techniques, la disponibilité des médicaments, ont été identifiés comme des contraintes actuelles, dans la prise en charge des prématurés au pays.
Dans cette optique, le ministre Roger Kamba a promis d’intervenir très rapidement pour le service de néonatologie des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) et pour le service de Gynécologie-Obstétrique en y renforçant la formation continue et l’utilisation des simulateurs, dans l’objectif de gérer les causes de mortalité maternelle évitables à savoir l’hémorragie, l’hypertension artérielle et l’éclampsie. ACP/

