Kinshasa, 18 novembre. 2025 (ACP).- Environ 1.000(un million) de cas de choléra sont enregistrés chaque semaine en République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué du ministère de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, consulté mardi par l’ACP. « Les notifications des cas de choléra avoisinent 1.000 de cas par semaine, avec une tendance à la hausse dans certaines provinces instables, à savoir le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Sankuru et le Haut-Lomami », a-t-on lu.
Selon la source, le déploiement d’équipes est en cours pour renforcer la surveillance, la prise en charge, le contrôle des infections et la prévention. S’agissant de la maladie à Virus Ebola (MVE), le communiqué a noté que le pays est à 13 jours de la désactivation officielle, sous réserve qu’aucune notification ne survienne. « Les activités de surveillance et de communication des risques se poursuivent dans les zones à haut risque. La déclaration de fin d’épidémie reste du ressort de l’autorité compétente », a indiqué la source.
Quant au Mpox (variole du singe), la source a fait savoir que la situation évolue favorablement, avec une désescalade confirmée d’au moins 300 notifications hebdomadaires. « Les épidémiologistes de terrain restent déployés, notamment dans les provinces à haut risque comme le Sankuru, ainsi que dans les zones d’insécurité au Nord et Sud Kivu », a-t-il précisé. Abordant la vaccination contre la rougeole et la rubéole, la source a noté que la distribution des vaccins bi-antigènes (rougeole-rubéole) a été analysée, et les provinces sont activement engagées dans les préparatifs.
« Les aspects logistiques, techniques et financiers sont en cours de finalisation et toutes les provinces ont reçu les fonds nécessaires pour cette campagne, qui doit débuter le 26 novembre et va concerner près de 800 personnes », a insisté la source. En outre, le communiqué a noté que trois nouveaux cas de poliomyélite dérivés du vaccin ont été détectés dans le pays. « Une riposte vaccinale rapide est en préparation dans les provinces du Maniema, de Sankuru et du Sud-Kivu. L’objectif est de contenir et prévenir la propagation du virus », a-t-il indiqué. Pour le ministère de la Santé, il faut un engagement collectif pour maintenir les efforts de contrôle, renforcer la résilience du système de santé et garantir une meilleure coordination des interventions face aux urgences sanitaires en RDC. ACP/

