Le virus Ebola peut persister dans le sperme plus d’une année après la guérison (Médecin sexologue)

Bunia, 7 juillet 2026 (ACP). – Le virus Ebola peut persister dans le sperme d’un homme guéri pendant plusieurs mois, voire au-delà d’une année selon les individus, a affirmé lundi à l’ACP un médecin sexologue basé à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Après la guérison d’Ebola chez les hommes, cela dépend d’un individu à un autre, mais généralement le virus peut persister quelques mois, voire une année. Dans certains cas, cette durée peut même dépasser une année », a déclaré le médecin sexologue Daniel Mugisa Woloka.

Selon lui, la persistance du virus dans le sperme ne signifie pas que le survivant est encore malade, mais elle expose sa partenaire à un risque de transmission lors des rapports sexuels.

 « Lorsque le test du sperme reste positif, cela signifie que l’homme peut encore transmettre le virus à sa partenaire par voie sexuelle », a-t-il expliqué, insistant sur le maintien de la prévention jusqu’à l’obtention d’un test négatif. 

Le Dr Mugisa a rappelé que plusieurs études ont démontré la possibilité d’une transmission sexuelle chez les hommes guéris d’Ebola, raison pour laquelle les survivants doivent bénéficier d’un suivi médical jusqu’à ce que les analyses confirment la disparition du virus dans le sperme.

Pour prévenir toute contamination, il a recommandé l’utilisation correcte et systématique du préservatif jusqu’à l’obtention d’un résultat négatif. 

« Les testicules constituent un site immunologiquement protégé, ce qui explique que le virus y soit éliminé plus lentement. Aussi longtemps que le résultat du sperme n’est pas négatif, l’homme doit utiliser correctement le préservatif afin de protéger sa partenaire », a-t-il insisté.

Le Dr Mugisa a, en outre, précisé qu’un homme guéri ne peut reprendre des rapports sexuels sans risque de transmission qu’après avoir obtenu un résultat négatif au test de dépistage du virus dans le sperme.

Par ailleurs, il a fait savoir que la réaction en chaîne par polymérase (PCR) est le test utilisé pour détecter la présence du virus dans le sperme, ajoutant que la fréquence des analyses est déterminée par les équipes sanitaires chargées du suivi des survivants. ACP/M C

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