L’examen régulier prévient le cancer de la peau de la face (Stomatologue)

Kinshasa, 06 avril 2026 (ACP).- L’examen régulier de la peau, idéalement tous les trois mois, a été recommandé comme un des moyens préventifs du cancer de la peau de la face, par un stomatologue (chirurgien maxillo-facial), dans un entretien lundi à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

« Examiner sa peau régulièrement, idéalement tous les trois mois s’il présente un risque plus élevé de cancer cutané; revenir rapidement en consultation en cas de lésion douteuse évolutive ou dont l’aspect s’est modifié; se protéger du soleil et ; éviter les cabines de bronzage sont les moyens préventifs du cancer de la peau de la face », a déclaré le Professeur Albert Ntima, stomatologue et chirurgien maxillo-facial aux Cliniques Universitaires de Kinshasa.

Selon ce spécialiste, le visage désigne la partie du corps qui permet de distinguer les individus. Il joue un rôle crucial dans des fonctions telles que la parole, la mastication et l’expression des émotions.

« En cas de maladie, la prise en charge mal conduite, aboutit à des asymétries faciales et à d’autres séquelles. Ces dernières vont impacter les organes favorisant la vie en société à savoir : la parole, la vue, l’ouïe. Toute circonstance susceptible de modifier cette identité (maladies, traumatismes…), dans ses formes et fonctions, va contribuer à perturber les relations personnelles ainsi que celles avec son environnement », a-t-il ajouté.

Pour le Professeur Albert Ntima, aussi président de la Société congolaise de Stomatologie, Chirurgie maxillo-faciale et Chirurgie orale (SCOS-CMF-CO), parfois, ces maladies rongent le visage, laissant les rares survivants défigurés à vie.

Il a par ailleurs recommandé les services sociaux d’accompagner ces malades dans la réinsertion scolaire et professionnelle.

Il a fait savoir qu’il existe deux types de cancer de la peau du visage notamment : les carcinomes basocellulaires et spinocellulaires. Il a expliqué que le carcinome basocellulaire (CBC) représente 70 % des cas. Ses facteurs de risque sont : l’exposition solaire courte mais intense et répétée; la peau claire; âge moyen de 55 ans etc.

Le second type, a-t-il précisé, est le carcinome épidermoïde cutané (CEC), dont l’âge moyen de découverte est de soixante-seize ans. Il apparaît le plus souvent chez l’homme. Sous le climat de la RDC, les albinos sont particulièrement exposés à cette pathologie, a-t-il conclu.

En RDC,  selon le programme national de lutte contre le cancer (PNLC), le mois de mars est dédié à la sensibilisation aux cancers, tels que le cancer du sein, du col, du côlon et autres. ACP/JF

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