Lubumbashi, 18 août 2026 (ACP).- La mauvaise évacuation des eaux a été présentée comme l’un des facteurs favorisant la prolifération des moustiques dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo(RDC), a indiqué mardi à l’ACP un professionnel de santé.
« C’est souvent autour de nos maisons que se trouvent les petits récipients contenant de l’eau stagnante où les moustiques pondent et leurs larves se développent. Supprimer ces gîtes à la source réduit directement leur multiplication, avant qu’ils ne deviennent nombreux et ne se dispersent dans le voisinage. Il a, à cet effet, identifié, plusieurs facteurs favorisant la prolifération des moustiques à Lubumbashi, notamment la mauvaise évacuation des eaux, les caniveaux obstrués, les récipients abandonnés », a expliqué M. Munkokole Théophile, doctorant à l’Ecole de santé publique de l’université de Lubumbashi, en marge de la Journée mondiale du moustique célébrée le 20 août de chaque année
Ce professionnel de santé a ajouté aussi comme facteurs les pneus usagés, les excavations et réservoirs d’eau mal protégés, une urbanisation non accompagnée d’infrastructures d’assainissement et une gestion insuffisante des déchets.
Il a rappelé que le moustique reste un enjeu majeur de santé publique en Afrique subsaharienne. Selon lui, la transmission du paludisme dépend des femelles anophèles infectées par le parasite plasmodium.
M. Munkokole a appelé à instaurer une culture familiale et communautaire de prévention : inspection régulière des parcelles, élimination des récipients inutiles, couverture des réserves d’eau et entretien des systèmes d’évacuation.
Le doctorant a, par ailleurs, précisé que ces mesures ne remplacent pas les interventions essentielles contre le paludisme, notamment l’utilisation correcte et régulière des moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation intra-domiciliaire à effet rémanent.
Il sied de signaler que la région africaine de l’OMS concentrait environ 95% des cas mondiaux en 2023. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes demeurent les populations les plus vulnérables.
ACP/M/MUD

