Travaux préparatoires au lancement du projet des écosystèmes sains et productifs en RDC

Kinshasa, 18 août  2026 (ACP).-Les travaux préparatoires du projet des écosystèmes  sains et productifs pour des communautés rurales en République démocratique du Congo(RDC), ont été lancés mardi à Kinshasa, capitale du pays, par la secrétaire générale au ministère de l’Environnement, lors d’un atelier national.

« Les travaux de la phase préparatoire du projet que nous lançons aujourd’hui ne sont pas une simple formalité administrative, mais c’est la fondation même sur laquelle reposera l’efficacité de nos actions futures. Ce projet du 8ème cycle du Fonds pour l’environnement  mondial (GEF-8) intervient à un moment charnière. Il vise à opérationnaliser la vision stratégique du ministère en s’attaquant directement aux facteurs de dégradation des terres, à la perte de la biodiversité et à la précarité des moyens de subsistance », a déclaré Mme Pascaline Mbangu, secrétaire générale à l’Environnement, développement durable, et Nouvelle économie du climat.

Mme Mbangu a relevé à cette occasion que  des consultations ont été organisées dans les provinces du Haut- Katanga et le Kwango, qui couvrent ce projet. Pour la cheffe de l’administration de l’environnement, il est important de consolider les acquis de ces échanges au niveau national, de renforcer l’appropriation institutionnelle du projet et de mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour d’une vision commune.

Elle a rappelé aux participants que le document final devra refléter la réalité du terrain, en y intégrant les savoirs traditionnels et le genre et à faire en sorte que ce projet fasse le point entre l’environnement, l’agriculture durable, l’aménagement du territoire et la santé.

Accompagnement de la FAO

M. Oumar Ndiaye,  chargé des questions environnementales au Bureau sous-régional de la FAO en Afrique centrale, a pour sa part réaffirmé l’engagement  de son institution à accompagner la République démocratique du Congo dans la recherche des solutions conciliant conservation de la biodiversité, restauration des paysages, sécurité alimentaire, résilience climatique et amélioration des conditions de vie des populations rurales.

Il s’agit pour lui de démontrer qu’il est possible de restaurer les écosystèmes tout en créant des opportunités économiques et agricoles durables pour les communautés.

 À cet effet, M. Ndiaye a formulé le vœu que  ces travaux permettent de jeter les bases d’un projet ambitieux, inclusif, durable et transformateur au bénéfice des populations du Kwango, du Haut-Katanga et de l’ensemble de la République démocratique du Congo.

 Le représentant de la FAO à ces assises a fait remarquer que la RDC possède un patrimoine naturel exceptionnel. Ses forêts, ses terres, ses ressources en eau et sa biodiversité constituent un capital essentiel pour son développement et un patrimoine d’importance mondiale.

Par ailleurs, il a noté que ce capital est soumis à de fortes pressions notamment la déforestation, la dégradation des terres, la perte de la biodiversité, l’exploitation non durable des ressources naturelles et les changements climatiques.

« Ces défis affectent directement les moyens de subsistance des populations rurales et leur sécurité alimentaire et nutritionnelle », a poursuivi M. Ndiaye, avant de dire qu’il  ne peut y avoir de développement rural et de sécurité alimentaire durables sans écosystèmes sains. De même, la conservation de l’environnement ne peut être durable sans tenir compte des besoins des communautés qui dépendent des ressources naturelles.

Cet atelier national a réuni les responsables de l’agriculture, de l’environnement, les partenaires techniques et financiers, autorités coutumières, organisations de la société civile et les représentants des communautés pour leur engagement dans ce processus.

ACP/ M/ M

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