Kinshasa, 21 juillet 2026 (ACP).- L’OMS a été appelée mardi à agir d’urgence face à la montée du nombre de cas de cancer d’ici 2050, a prévenu un médecin d’un hôpital public en République démocratique du Congo, lors d’un entretien à l’ACP.
« Si rien n’est fait d’urgence, il pourrait y avoir près de 35 millions de cas de cancer par an d’ici 2050. C’est pourquoi, nous appelons à l’Organisation mondiale de la santé d’agir vite », a déclaré le Dr Anderson Mena, médecin traitant à l’hôpital militaire des anciens combattants (HMAC).
Ce médecin se fondant sur le rapport de l’Agence du système des Nations unies, a fait savoir que le cancer aujourd’hui est à l’origine de plus de 26000 décès par jour, causant des conséquences physiques, émotionnelles et financières pour des millions de personnes.
« Le cancer, dont on recense environ 20,6 millions de nouveaux cas et qui entraîne près de 10 millions de décès chaque année, reste la deuxième cause de mortalité au niveau mondial, après les maladies cardiovasculaires », a relevé le Dr Mena.
Il a, par ailleurs, rappelé que le cancer est une maladie très personnelle qui touche presque tout le monde, précisant que la survie d’une personne atteinte de la maladie ne dépend jamais du lieu de naissance ou des revenus.
« Le cancer reste l’une des épreuves les plus difficiles sur le plan financier et social auxquelles un foyer puisse être confronté », a-t-il fait remarquer.
Le Dr Anderson Mena a défini les différentes formes du cancer, à savoir ; le cancer du poumon, de la prostate, du colorectal, précisant que celui du poumon reste la principale cause de décès à l’échelle mondiale. Ces maladies, a-t-il dit, figurent parmi les plus courants chez les hommes, tandis que le cancer du sein y compris aussi ceux du poumon et du colorectal représentent une part importante de la charge de morbidité chez les femmes.
Près de quatre cas de cancer sur dix dans le monde sont liés à des facteurs de risque évitables, en particulier à des infections, comme celle à papillomavirus humain (HPV) ou à Helicobacter pylori, l’hépatite B et l’hépatite C, à la consommation d’alcool et de tabac, à un indice de masse corporelle élevé et au manque d’activité physique, ce qui montre bien le rôle crucial de la prévention. ACP/ M.

