RDC-Angola : partage bilatéral d’informations sur la criminalité faunique et forestière

Kinshasa, 21 août 2026 (ACP).- Le partage d’informations sur les corridors frontaliers entre la République démocratique du Congo(RDC) et l’Angola, a été vendredi, au centre d’une réunion de haut niveau sur la criminalité faunique et forestière dans le cadre de la coopération transfrontalière entre les deux parties.

« En tant que facilitateur, la Fondation africaine pour la faune sauvage (Awf) offre une plateforme de dialogue et de collaboration entre les institutions congolaises et angolaises afin de renforcer la coordination, le partage d’informations et les mécanismes de coopération dans les corridors frontaliers », a déclaré Antoine Tabu, coordonnateur national de la Fondation africaine pour la faune sauvage ( Awf).

M. Tabu a indiqué que cette réunion revêt d’une importance capitale dans la mesure où avec l’ouverture du corridor de Lobito, les échanges commerciaux, les infrastructures de transport et l’intégration économique régionale entre la RDC, l’Angola et les pays voisins seront amplement développés.

Cette dynamique, a-t-il dit, représente une opportunité majeure de croissance économique , car l’augmentation des flux de personnes et de marchandises peut également accroître les risques de trafic illégal d’espèces sauvages, de bois et d’autres ressources naturelles si des mesures préventives appropriées ne sont pas mises en place.

Pour le coordonnateur national de la Fondation, les gouvernements de deux pays peuvent faciliter une coopération renforcée entre les autorités chargées de la faune sauvage, des forêts, des douanes, de la gestion des frontières afin de prévenir et de combattre les risques émergents.

 « Grâce à ce projet financé par le bailleur de fonds, nous travaillons aux côtés de l’Institut congolais pour la conservation de la nature ( ICCN), de l’Institution nationale da Biodiversidade e Ãreas de Conservação ( INBAC) d’Angola et des autorités des deux pays pour anticiper ces risques en mettant en place des mécanismes pour renforcer la coopération », a-t-il affirmé.

Plaidoyer pour un plan d’action concret

A l’occasion, Filomena Ilda, Cheffe du département juridique du ministère de l’Environnement de l’Angola, a plaidé pour le renforcement des échanges techniques entre les professionnels de deux pays par des engagements concrets et d’un plan d’actions pour orienter la coopération transfrontalière avec la RDC dans la lutte contre la criminalité faunique. 

Elle a fait savoir que la protection de la biodiversité constitue une responsabilité partagée entre les deux pays, avant d’insister sur les principes devant guider cette coopération.

 « Nous sommes convaincus que la coopération transfrontalière doit reposer sur la confiance, le respect des compétences de chaque institution et de la législation nationale, mais aussi sur la conscience que la protection de la biodiversité et des ressources naturelles constitue une responsabilité partagée entre les deux pays », a-t-elle déclaré.

Fondée en 1961, la Fondation africaine pour la faune sauvage ( African wildlife Foundation AWF) œuvre à travers le continent en combinant science, politique publique, éducation et programmes de terrain afin de démontrer les bénéfices de la conservation. Elle est la principale organisation africaine dédiée à la protection de la faune sauvage et de ses habitants, considérés comme essentiels à une Afrique moderne et prospère. ACP/ B

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