Kinshasa, 21 août 2026(ACP).- Le couloir vert Kivu-Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC) constitue une opportunité pour concilier la protection de l’environnement et le développement durable, a soutenu jeudi, lors d’une conférence, le chef de bureau du système d’information géographique à la direction des interventions et aménagement forestier(Diaf).
«Le couloir vert Kivu-Kinshasa est une grande opportunité pour concilier la protection de l’environnement et son développement durable en impliquant toutes les parties prenantes surtout les communautés locales et les peuples autochtones pygmées qui sont gestionnaires des forêts», a déclaré Védastin Kosa.
Il a cependant indiqué que ce couloir vert traine le pas dans sa mise en œuvre car, dit-il, il est important de mener des études à impact environnemental et social, des enquêtes socioéconomiques ou encore délimiter la cartographie.
Pour Védastin Kosa, ces études des terrains permettront d’utiliser la connaissance du milieu, les besoins de la communauté ainsi que les voies de communication pour arriver à faire une cartographie et les besoins de chacune de la communauté avant son appropriation par les communautés.
Par ailleurs, il a relevé quelques défis à surmonter pour la matérialisation du Corridor vert.
«Je crois qu’il faut créer un climat d’échange entre les ministères sectoriels, un plan d’orientation par le ministère de l’Aménagement du territoire afin de permettre aux autres secteurs d’utiliser et de mettre en pratique», a-t-il fait savoir.
« Nous avons les Affaires foncières, l’Environnement, les Mines, l’Aménagement ; mais si un ministère travaille de façon indépendante, à ce moment-là, les conflits peuvent surgir au risque de bloquer le bon développement du projet corridor», a- t-il ajouté.
Recommandations
A l’occasion, le chef de bureau du système d’information géographique à la direction des interventions et aménagement forestier (Diaf) a présenté quelques recommandations pour améliorer le corridor vert. Il s’agit entre autres d’aligner la conservation de la biodiversité et la croissance économique pour positionner la RDC comme un véritable «Pays solution », formuler une feuille de route immédiate pour finaliser l’adoption des textes réglementaires d’application ; mener des campagnes de vulgarisation auprès des entités territoriales décentralisées (ETD), lancer les phases pilotes ancrées sur une gouvernance participative et transparente.
Cette conférence organisée par l’Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence (Ebuteli), en étroite collaboration avec l’Université d’Anvers (UA) et l’Université de Kisangani (UNIKIS), s’est inscrite dans le cadre de la clôture du projet consacré au renforcement des connaissances et des politiques en faveur de la conservation de la diversité bio-culturelle en RDC. ACP/ K

