Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- La communauté internationale a été invitée à s’impliquer davantage dans la riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE) en République démocratique du Congo (RDC), dans un échange avec une ambassadrice des enfants jointe au téléphone mercredi.
« Je demande aux pays occidentaux de mettre des moyens conséquents pour remédier à cette maladie. La RDC ne mérite pas d’être appréciée uniquement pour ses minerais ou ses terres. Ce pays mérite que le monde vienne y apporter des solutions face à des problèmes sanitaires aussi graves« , a déclaré Solange Ghonda, ambassdrice spéciale des enfants.
« Face à la menace persistante d’Ebola, nous devons mobiliser davantage de ressources et renforcer la coopération internationale. Nous avons vu comment le monde entier s’est mobilisé contre le coronavirus, traquant le virus jusqu’à son éradication. Pourquoi Ebola n’aurait-il pas droit à la même solidarité internationale ? », s’est-elle interrogé.
Selon Mme Ghonda, il est essentiel d’impliquer les grandes universités et centres de recherche mondiaux, tels que Harvard University, afin de soutenir les universités, les chercheurs et les scientifiques de la RDC.
« En mettant en commun les connaissances, les technologies et les capacités de recherche, nous pourrons développer de meilleurs protocoles médicaux, améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement d’Ebola, tout en renforçant durablement les systèmes de santé de nos pays« , a-t-elle suggéré.
Elle a déploré la stigmatisation croissante dont est victime la RDC suite aux mesures prises par certains pays, tels que les États-Unis.
« Le virus reste concentré sur une zone spécifique, et le nombre actuel de cas ne justifie pas des mesures radicales comme la fermeture des frontières par des pays tels que les États-Unis. Cette mesure est une stigmatisation croissante« , a décrié Mme Ghonda.
Elle a fait savoir que la MVE existe, elle tue, mais des mesures préventives peuvent éviter sa propagation. ACP/A/L

