Kinshasa, 30 septembre 2025 (ACP).- La politique nationale de gestion des risques de catastrophe (2025-2050) pour la République démocratique du Congo a été présentée comme un levier stratégique pour inscrire la résilience au cœur de l’action publique, par le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC, selon un document consulté mardi par l’ACP.
«La politique nationale de gestion des risques de catastrophe que la RDC s’apprête à adopter ne se limite pas à un cadre technique. Elle constitue un véritable instrument de transformation, un levier stratégique pour inscrire la résilience au cœur de l’action publique», a-t-on lu.
Selon Bruno Lemarquis, coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU, cité dans le document, l’adoption de ce cadre constitue un tournant décisif pour le pays face aux risques de catastrophe.
Il a fait savoir dans le même document que cette politique alignée sur les engagements régionaux et internationaux, vise à intégrer la gestion des risques dans chaque plan, chaque projet, chaque décision publique.
«Cette politique va plus loin, en proposant une approche de gestion conforme à l’approche de décentralisation, plaçant les gouverneurs et les administrateurs de territoire à la tête des structures de gouvernance aux niveaux provincial et territorial», a indiqué le communiqué du coordonnateur humanitaire des Nation unies en RDC.
La même source a fait savoir que cette politique est également un vecteur de paix, car, prévenir les risques, c’est prévenir les conflits, c’est renforcer le lien de confiance entre l’État et ses citoyens. C’est affirmer que la protection des populations est une priorité nationale, ajoutant que c’est investir intelligemment les ressources publiques et l’aide internationale-non pas pour éteindre les incendies, mais pour les éviter et construire ainsi un avenir.
La prévention n’est pas un luxe
Par ailleurs, le coordonnateur résident du système de l’ONU en RDC a fait savoir dans son communiqué que la prévention n’est pas un luxe, mais un investissement stratégique. Elle est aussi un facteur pour sauver des vies, préserver les écoles, les hôpitaux, les routes, les récoltes, permettre aux enfants d’apprendre, aux familles de rester unies, aux communautés de vivre dignement, même face aux aléas.
«C’est également une manière de réorienter les ressources budgétaires nationales et internationales vers des solutions durables», a souligné la source.
Le document indique que cette politique ouvre la voie à des partenariats catalytiques et innovants, notamment avec l’approche d’assurance paramétrique, le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) du système des Nations unies, les fonds verts climat, les fonds pertes et dommages, les mécanismes de résilience de la Banque mondiale et du FMI. ACP/ODM

