Kinshasa, 1er août 2026 (ACP).- La proposition de loi modifiant la loi n°18/035 relative à la santé publique en matière de contraception irréversible a été expliquée vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC), au cours d’une matinée de mobilisation des organisations de la société civile, organisée par la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND).

«Cette loi doit être révisée au regard de certaines contraintes rencontrées dans les différentes provinces de la République. Celles-ci sont confrontées à la dépravation des mœurs et au viol dans les zones de conflit ou en guerre, où la femme victime demeure mentalement vulnérable après avoir donné naissance à un enfant dont elle ne connaît pas le père», a déclaré le député national Olivier Kabeya, élu de la circonscription de Demba au Kasaï Central, lors de son exposé.
Olivier Kabeya a affirmé qu’il s’agit d’une proposition de loi modifiant et complétant la loi sur la santé publique en République démocratique du Congo, en mettant l’accent sur deux ou trois articles phares, notamment la contraception réversible et irréversible, ainsi que de l’avortement.
L’élu de Demba a affirmé vouloir sensibiliser les acteurs de la société civile à l’importance de cette proposition de loi qui porte sur la dignité, la valeur et l’honneur de la femme congolaise, estimant que celle-ci devrait être portée d’abord par les femmes congolaises et qu’elle devrait être bien expliquée à toutes les catégories afin qu’elles comprennent le bien-fondé de cette démarche parlementaire qui consiste à répondre à une situation d’injustice au sein de la société congolaise.
« Nous estimons aujourd’hui que ces mamans, ces femmes de l’Est, toutes celles qui se sentent délaissées à cause de l’injustice, du viol ou de l’inceste, méritent que la société congolaise réfléchisse à la manière de les accompagner. Cette proposition de loi constitue une réponse adéquate à toutes ces situations d’injustice que nous subissons actuellement au Congo à cause de l’agression rwandaise.
La loi ne devant pas rester enfermée dans les bureaux , il a refusé que cette loi soit une loi bureaucratique mais qu’elle soit appropriée par la population et bien expliquée, parce qu’elle doit être votée pour le peuple.
« Il faut que la population comprenne le travail pour lequel nous avons été envoyés au Parlement. Nous estimons que cette proposition constitue une réponse à l’urgence sanitaire en République démocratique du Congo » a dit le député Kabeya Nsombamanya.
Méthodes à employer pour l’adoption et la promulgation de la loi
Parlant des méthodes et stratégies à mettre sur pied pour l’adoption, il a affirmé que tout qu’il pourra utiliser toutes les voies possibles à un parlementaire ensemble avec ses collègues pour faire passer cette loi qui demeure une réponse adéquate à ce que traverse actuellement notre pays.
« A chaque problème, il y a une solution. Certes, il y a des obstacles et des défis à relever, mais, en tant que parlementaire et législateur, avec mes collègues, je lance un appel à tous les parlementaires du Congo afin qu’ils nous accompagnent dans cette démarche, qui nous semble être une réponse adéquate à ce que traverse actuellement notre pays » , a-t-il affirmé .
En sa qualité du législateur motivé par les résultats, il a dit qu’il finira par obtenir gain de cause grâce à cette proposition de loi.
Par ailleurs, il a lancé un message d’espoir à toutes ces femmes qui se sentent oubliées par la société, particulièrement à celles qui ont été violées dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Nous disons à toutes les femmes victimes que nous réfléchissons à la manière de les accompagner afin de remédier à cette situation, insistant que le viol est utilisé comme une arme de guerre et que toutes les victimes ne se sentent pas abandonnées à leur triste sort, à dit l’élu de Demba.
Pour clore, un appel a été lancé à la société civile de s’approprier ce texte en expliquant son bien-fondé ainsi que le contenu essentiel de cette proposition de loi.
ACP/M/ Y

