RDC: l’assainissement du secteur des ressources naturelles recommandé au gouvernement

Kinshasa, 14 avril 2026 (ACP).- L’assainissement du secteur des ressources naturelles en République démocratique du Congo(RDC), a été recommandé mardi au gouvernement, par une organisation de la société civile, lors d’une journée d’échanges sur le rapport de la cartographie des acteurs du marché carbone.

« Le rôle de la société civile est essentiel. Elle doit veiller à l’assainissement, à la transparence ainsi qu’à la mise en place de cadres légaux et institutionnels solides dans le secteur des ressources naturelles. Cela permettra de garantir que les bénéfices profitent à tous, aussi bien à l’État qu’aux communautés vivant dans les zones d’exploitation », a déclaré Gabrielle Pero, directrice générale du Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (Cenadep).

Elle a indiqué que cette rencontre était consacrée à l’enrichissement du rapport sur la cartographie des acteurs du marché crédit carbone en RDC.

« Les échanges ont permis d’apporter des contributions complémentaires, destinées à améliorer et à ajuster le document final », a ajouté Mme Pero.

Selon elle, la RDC dispose d’un potentiel considérable dans ce domaine. « Le pays détient environ 60 % du bassin du Congo et possède une capacité de séquestration estimée à près de 40 gigatonnes de carbone. Grâce à ce potentiel, la RDC attire de nombreuses entreprises et porteurs de projets à l’échelle internationale. Ce secteur peut générer d’importantes ressources, tant pour l’État que pour les communautés locales », a-t-elle relevé.

La directrice générale du Cenadep a toutefois précisé que la vente des crédits carbone reste encore limitée à certaines zones du pays. « Nous avons identifié principalement trois provinces où l’activité est la plus développée. À Kinshasa, un projet a été suspendu en raison de l’insécurité sur le plateau de Batéké. Un autre projet au Nord-Kivu est également à l’arrêt depuis plusieurs années, bien que d’autres soient encore en cours », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, elle a fait remarquer que le marché carbone demeure encore peu connu du grand public congolais. « Beaucoup ne comprennent pas réellement son fonctionnement, les acteurs impliqués ni les mécanismes de transaction », a-t-elle déploré.

Mme Pero a fait savoir que l’objectif du rapport est justement de combler ce manque d’informations, en identifiant les différents intervenants, en analysant les parties prenantes et en expliquant le processus de vente des crédits carbone.

Ces marchés représentent une véritable opportunité pour la RDC, considérée comme +pays solution+ grâce à son immense couvert forestier. ACP/C.L.

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