Kinshasa, 22 septembre 2026 (ACP).- Un dialogue national de trois jours sur la reconnaissance et le renforcement de la gouvernance des Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC) en République démocratique du Congo (RDC) s’est ouvert mardi à Kinshasa, a appris l’ACP des organisateurs.
«Ce dialogue national s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives pour la promotion de la gouvernance et la reconnaissance des aires et territoires conservés par les peuples autochtones et communautés locales», a fait savoir Joseph Itongwa, Directeur exécutif national de l’Alliance Nationale d’Appui et de Promotion des Aires et Territoires Conservés par les Peuples Autochtones et Communautés Locales (l’ANAPAC-RDC).
«Ce dialogue vise à établir un état des lieux sur leur promotion. Comme vous le savez, les territoires, les terres et les ressources que gèrent les peuples autochtones sont réputées détenir une biodiversité intacte et riche» a t’il ajouté.
M.itongwa a fait savoir que ce cadre de réflexion va permettre de repositionner le rôle stratégique des communautés locales et des peuples autochtones (Mbuti, Batwa, Aka) dans la conservation des forêts de la RDC.
Il a insisté sur les avancées de la cartographie communautaire amorcée depuis plusieurs années, malgré l’insécurité qui secoue l’Est du pays. «Depuis 2012, nous nous sommes engagés dans le processus de l’identification de ces espaces et actuellement, on est à plus de 40 aires conservées communautaires. On a identifié plus de 30 cartographies et plus de 10 sont déjà sécurisées à travers la fenêtre de la concession de forêt des communautés locales (CFCL)» a poursuivi le directeur de l’Anapac.
D’après la source, les expériences de la RDC ont inspiré également la sous-région au niveau de l’Afrique centrale.
Les délégués des communautés autochtones venus des provinces de la Tshopo, de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu, du Maniema, de l’Équateur, du Kasaï et du Sankuru participent activement à ces travaux.
Leurs contributions directes permettront de valider une feuille de route nationale de plaidoyer ainsi qu’un diagnostic partagé des obstacles juridiques à la reconnaissance de leurs droits fonciers.
Portées par le Ministère de l’Environnement (MEDD-NEC) avec l’appui de l’UICN, du CNUDHD-AC et de l’ANAPAC-RDC, ces assises visent à sécuriser juridiquement des espaces essentiels à la biodiversité avant la COP17 d’octobre prochain. ACP/FN

