Kinshasa, 08 octobre 2026(ACP).-Les enquêteurs ont été outillés au cours d’un atelier jeudi à Kinshasa capitale de la République démocratique du CONGO, sur « le processus de collecte des données dans le contexte de la recherche clinique, attitudes et compétences de l’enquêteur », dans l’objectif d’uniformiser le dossier infirmier et d’améliorer la qualité des soins
« La société congolaise des sciences infirmières (SOCSI) a, à travers cette première édition de l’atelier de formation, outillé les enquêteurs notamment, les enseignants, les infirmiers et les chercheurs en science de la santé, sur le processus de collecte des données en contexte de la recherche clinique, attitudes et compétences de l’enquêteur, en vue d’améliorer la qualité des soins et d’uniformiser le dossier infirmier », a déclaré Jacques Dikasa, président de la SOCSI.
« Cet atelier permet de préparer les enquêteurs à mener, dans les sept structures identifiées, notamment le Centre Hospitalier Monkole, le centre hospitalier Universitaire Renaissance (CHUR), les Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK),l’hôpital Roi Baudoin, l’hôpital général de N’djili, l’hôpital militaire Camp Tshatshi et la Clinique Ngaliema, une collecte de données standardisées, fiable, confidentielle et reproductible en utilisant les outils recommandés », a-t-il ajouté, tout en expliquant que ces enquêteurs, vont accompagner la SOCSI à collecter les données afin de les harmoniser et officialiser.
« Les enjeux de la collecte dans le contexte clinique permettent d’obtenir des données valides, fiables, complètes, précises, traçables et confidentielles », a-t-il précisé.
M. Dikasa a fait savoir que la qualité d’une recherche clinique dépend de la qualité des données recueillies, tandis que la qualité des données dépend de la compétence, de la rigueur, de la neutralité et de l’intégrité de l’enquêteur.
Pour lui, l’enquêteur ne doit pas chercher à confirmer ce qu’il pense déjà savoir. Il doit recueillir fidèlement ce que le participant, le dossier clinique ou l’observation permettent réellement de constater.
« Ainsi, bien collecter les données, c’est respecter le protocole, protéger le participant, éviter les biais et garantir la crédibilité des données, car une donnée bien recueillie est le premier garant d’une recherche crédible et utile à l’amélioration des soins », a-t-il martelé.
De son côté, Mme Kabamba Zuhura, sage-femme et participante, a, à son tour, salué la qualité des enseignements de cet atelier et a conseillé aux responsables de la SOCSI de continuer dans cet élan.
En outre, Mme Ruth Claudine Tshiama, vice-présidente de la SOCSI, a précisé que cet atelier s’inscrit dans les
missions de cette société savante, à savoir, faire évoluer la profession infirmière en RDC à travers une vision intégrée regroupant trois piliers fondamentaux tels que la recherche scientifique, la pratique sur le terrain et la formation continue. ACP/Ma/Mu

