turi : la sensibilisation intensifiée à Bambu face à la hausse de cas d’Ebola

Bunia, 9 juillet 2026 (ACP).- La zone de santé de Bambu, à Djugu en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo ( RDC) a intensifié la sensibilisation face à une hausse quotidienne de cas suspects et positifs d’Ebola alimentée par l’infodémie au sein de la communauté, a confié jeudi à l’ACP le médecin chef de cette zone. 

« Nous continuons à enregistrer, de jour en jour, des cas positifs ainsi que des cas suspects. Pour le moment, nous mettons l’accent sur la sensibilisation parce que la population est encore influencée par l’infodémie, c’est-à-dire les fausses rumeurs. Cela pousse plusieurs personnes à hésiter avant de se rendre à l’hôpital dès l’apparition des premiers signes de la maladie », a déclaré le Dr Christophe Lobo, médecin-chef de la zone de santé de Bambu.

Selon lui, cette sensibilisation vise à réduire les réticences de la population face à la maladie et à favoriser une prise en charge précoce des personnes présentant des signes compatibles avec Ebola, afin de limiter la transmission du virus dans la communauté.

Dr Lobo a également fait savoir que, malgré les intrants médicaux mis à disposition par le gouvernement, la prise en charge des malades reste confrontée à d’importants défis liés au manque d’infrastructures adaptées.

« Le gouvernement a mis à notre disposition un lot de produits destinés à la prise en charge des malades. Toutefois, le principal défi demeure l’insuffisance des infrastructures adaptées. Les conditions ne sont pas encore réunies pour assurer une prise en charge optimale et nous ne bénéficions pas encore de l’appui des partenaires dans ce domaine », a-t-il expliqué.

Dr. Lobo a, en outre, alerté sur l’insuffisance des équipements de protection individuelle (EPI) dans plusieurs structures sanitaires, une situation qui expose davantage les prestataires de soins intervenant dans la riposte.

« Les équipements de protection individuelle font défaut dans plusieurs formations sanitaires. Nous avons besoin de ces matériels pour protéger les prestataires de soins qui sont en première ligne de la riposte », a-t-il insisté.

ACP/M N

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