Kinshasa, 28 mars 2022 (ACP).- La coordonnatrice de l’ONGD, « Œuvre chrétienne pour la protection de la maison commune (OCPMC) » évoluant dans le domaine de l’environnement, Micheline Mwepu a sensibilisé, samedi, les étudiants de l’Institut facultaire de développement (IFAD) à la gestion de déchets plastiques jetés à même le sol dans la cours de cette alma mater.
Mme Micheline Mwepu l’a fait savoir au cours d’une séance de Réflexion organisée à l’IFAD en présence des étudiants, professeurs, et des experts dans le domaine de l’environnement et assainissement, a indiqué que l’objectif principal de cette rencontre était de mobiliser les étudiants sur les méfaits et les conséquences néfastes de déchets plastiques dans les milieux éducatifs.
«Nous avons constaté que vous êtes trop envahis par les déchets plastiques et autres. C’est pourquoi, nous sommes venus pour vous sensibiliser non seulement au ramassage des déchets plastiques mais aussi à leur bonne gérance. Donc, vous êtes appelés à ne plus jeter les plastiques n’importe où dans la cours de l’institut », a-t-elle expliqué.
C’est dans ce contexte qu’elle a fait savoir que sa structure a prévu de mener des actions de grande envergure afin de sensibiliser aussi les étudiants des autres universités du pays au danger de ces déchets au niveau de l’environnement.
« Le problème de l’environnement ne concerne pas seulement les étudiants ou étudiantes mais il est aussi de la responsabilité de tous les Congolais de s’intéresser aux problèmes de l’environnement et l’assainissement de leur milieu ambiant pour éviter certaines maladies liées à la pollution et la dégradation de l’environnement », a dit la coordinatrice de l’OCPMC Mwepu, pour qui, sa structure ne se limitera pas seulement aux universités, mais elle ira dans les prochains jours, dans les églises pour sensibiliser les adeptes de différentes confessions religieuses à l’assainissement et au respect de l’environnement.
Elle a également, indiqué que son ONGD formulera quelques recommandations et suggestions aux autorités compétentes pour lutter contre toutes les pratiques qui contribuent à détruire l’écosystème en vue de promouvoir les actions à la base de la protection, la conservation et la préservation de l’environnement et facilitent le processus du développement durable.
La mise en œuvre d’une politique de gestion des déchets
Pour sa part, le secrétaire exécutif de la commission épiscopale pour les ressources naturelles (CERN/CENCO), Henri Muhima Musabate, a déclaré que seule la politique de l’aménagement du territoire ne suffit pas pour entretenir son environnement, faut-il encore ajouter la mise en place d’une politique d’assainissement et de la gestion des déchets et de transformation.
«Il faudra un recyclage de déchets bio dégradables et non bio dégradables. Cette stratégie permettra de dégager ce qui peut être nuisible à l’homme, à la terre et à l’eau, car en nuisant à la terre, on nuit à toutes les espèces qui en dépendent », a-t-il insisté.
Le secrétaire exécutif de la CERN/CENCO, Henri Muhima a également, sollicité d’insérer le problème d’environnement au programme scolaire et universitaire pour que cette pratique se développe dès le jeune âge, avant d’insister sur l’accompagnement des lois qui soutiennent le domaine de l’environnement afin que ces mesures soient respecter .
L’installation des chaînes de transformation s’avère importante pour atténuer l’impact des déchets plastiques
De son côté, le Pr Albert Kabasele de l’UPN a proposé que soit installé en RDC des chaînes de transformation pour atténuer l’impact des déchets plastiques.
Pour lui, les villes par exemple, doivent disposer de système de tamis placé aux égouts de ces agglomérations pour recueillir les déchets, les traiter et les transformer.
«Une ville sans politique de transformation de déchets est semblable à une maison sans toilette. Le traitement de déchets s’avère important pour résoudre le problème de santé publique. Avec les déchets plastiques, on peut réaliser un bon bétonnage pour atténuer la gravité des effets plastiques, fabriquer des jouets, braises artificielles… Ces déchets plastiques polluent l’air, l’eau, la terre et nuisent sévèrement à la santé humaine. Les déchets bio dégradables peuvent aider dans le domaine agricole. Ils ne nuisent pas à la santé humaine.», a-t-il démontré.
Par contre, le Pr Remis Kita Lema de l’IFAD a plaidé pour le retour à l’usage de « Kasa ya kwanga » que les villageois utilisaient pour conserver notamment leurs bouffes , signalant à cette occasion que même si cette conservation n’était pas hygiénique, elle n’avait pas de conséquences néfastes sur la santé humaine comme l’usage de plastique.
ACP/Kayu/ OB/JFM/SGB

