Kinshasa, 04 mai 2022 (ACP).-Le Comité technique interinstitutionnel de lutte contre l’apatridie (CTLA) et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont sensibilisé, mercredi, les journalistes à la lutte contre l’apatridie, au cours d’un déjeuner de presse organisé à Pullman Hotel, à Kinshasa.
Le chargé des opérations et protection au CTLA, Christian Makambo a saisi cette occasion pour convier les journalistes à se joindre au CTLA, pour communiquer ensemble les comportements à adopter en vue de mettre les congolais à l’abri de l’apatridie, à travers notamment, le respect de la loi sur l’enregistrement de nouveaux nés à l’Etat civil.
« Nous avons abordé cette question de l’apatridie, d’autant plus que c’est une réalité dans le monde et en RDC. L’apatridie fait de millions des victimes et la RDC a un grand nombre d’apatrides », a indiqué Christian Makambo.
De l’accès à une nationalité
Selon lui, l’apatride est toute personne qu’aucun Etat ne reconnaît comme son ressortissant, par application de sa législation, soulignant que les modes d’accès à une nationalité sont l’attribution et l’acquisition.
« L’acte de naissance ne prouve pas la nationalité, mais c’est plutôt la filiation et le lieu de naissance », a soutenu Makambo, poursuivant que la nationalité est un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachement, une solidarité effective d’existence, d’intérêts, de sentiments joints à une réciprocité de droits et de devoirs.
De son côté, le chargé de protection au HCR, Déo Bitakuya, a fait savoir que son organisation accompagne l’Etat pour l’identification, la prévention, la réduction et la protection des apatrides.
Le HCR, a-t-il ajouté, aide l’État à l’amélioration des connaissances sur les questions d’apatridie et fournit les conseils techniques à l’Etat dans l’élaboration des lois sur la nationalité. ACP/Kayu/OB/KJI/GGK/KMT

