CAN 1957-2025 : la CAF retrace l’histoire des 34 éditions du football africain

Kinshasa, 16 décembre 2025 (ACP).- La Confédération africaine de football (CAF) a retracé l’histoire des 34 éditions de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football avec ses mutations politiques, culturelles et sportives, a appris l’ACP, mardi, du site de cette instance footballistique africaine.

« De l’Egypte pionnière en 1957, au sacre renversant de la Côte d’Ivoire en 2024, la CAN est devenue bien plus qu’un simple tournoi de football. Elle est le reflet des mutations politiques de l’Afrique, de sa fierté culturelle et de ses ambitions sportives », a-t-on lu.

Selon la source, ce survol historique a été fait à six jours du coup d’envoi de la 35ème édition prévue au Maroc, du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, attendue comme l’événement sportif le plus chargé d’émotion du continent et une scène où des nations se sont révélées au monde et ont parfois réécrit leur propre histoire.

« En 34 éditions achevées, des champions venus de toutes les régions du continent ont inscrit leur nom au palmarès, chaque victoire ajoutant une pièce supplémentaire à la grande fresque du football africain ».

Des origines liées à l’éveil du continent

Selon le site de la CAF, la CAN est née en même temps que l’Afrique moderne, avec comme repère, la période des indépendances.

« Lorsque l’Egypte soulève le premier trophée en 1957, puis le conserve en 1959, le tournoi symbolise un continent qui commence à affirmer sa voix sur la scène internationale »,  y a-t-on encore lu, ajoutant :

« Le sacre de l’Ethiopie en 1962 porte la même charge symbolique, à une époque où le football est aussi un prolongement de l’identité politique ».

De là, la CAF a continué la relecture du football continental, en pleine décennie 60.

« Puis vient le temps du Ghana. Sous l’impulsion panafricaine de Kwame Nkrumah, les Black Stars dominent la compétition en 1963 et 1965, faisant du football un manifeste d’unité et d’ambition ».

Le réveil, l’apogée et l’hégémonie  RDC

« En 1968, l’émergence du Zaïre (actuelle RDC) marque une nouvelle étape : l’élargissement géographique de la CAN et l’arrivée de l’Afrique centrale parmi les puissances du jeu »

Selon le site de la CAF, avec la CAN 1968, a aussi sonné l’heure et l’ère de l’émergence de la RDC, qui a attendu  6 ans pour revenir sur le toit continental, en Egypte, en 1974,  année de la  fin de son apogée, à ce jour.

Ainsi, la décennie 1970 s’est révélée comme celle de l’éclat de l’Afrique centrale, parmi les puissances tutélaires africaine du jeu, en dépit de la diversité qui a été à l’ordre du jour pendant cette période.

« Le Soudan ouvre la décennie en s’imposant à domicile en 1970, avant que le Congo-Brazzaville ne connaisse son heure de gloire en 1972. Le sacre du Maroc en 1976 reste un moment à part. Une victoire construite sur la rigueur tactique plus que sur l’éclat individuel, qui impose un modèle nord-africain durable. Le retour du Ghana au sommet en 1978 confirme son statut de géant des premières décennies ».

Pour la CAF, les années 1980  ont ouvert la voie au premier titre du Nigeria à Lagos, déclenchant une ferveur appelée à façonner durablement l’Afrique de l’Ouest, passant le relais au Cameroun propulsé  ensuite au sommet en 1984, inaugurant une ère faite de puissance, d’organisation et de régularité continentale.

Les générations dorées prennent le pouvoir

La fin des années 1980 et 1990 a été considéré come l’âge de la maturité tactique, marquée par l’Egypte qui a repris son trône en 1986, tandis que le Cameroun a confirmé son statut en 1988, avant que l’Algérie, sacrée à domicile en 1990, ne puisse incarner l’apogée du football maghrébin.

Deux ans plus tard, la Côte d’Ivoire a glané sa première CAN à l’issue d’une interminable séance de tirs au but, symbole parfait du suspense et de l’imprévisibilité du tournoi.

Ensuite, le Nigeria est monté sur le podium en 1994 avec une génération promise à briller sur la scène mondiale avant que l’Afrique du Sud  ne lui emboite le pas en 1996, avec un sacre jugé presque irréel, deux ans après la fin de l’apartheid, où le football est devenu un outil de réconciliation nationale.

Le Cameroun a conclu cette période par deux titres consécutifs en 2000 et 2002.

Au-delà de la suprématie des Pharaons d’Egypte avec ses 7 étoiles, la CAF a fait état de l’ère moderne de la CAN, ponctuée des  rapports de force mouvants, indiquant que la dernière décennie a vu les grandes nations revenir au premier plan, tout en laissant place à de nouveaux champions, citant en exemple, le Nigeria vainqueur en 2013, la Côte d’Ivoire en 2015, le Cameroun en 2017.

ACP/C.L.

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