Kinshasa, 28 juin 2026 (ACP).- Quatre-vingt-quatorze (94) personnes suspectées de divers crimes ont été interpellés, samedi, dans les quartiers Ndanu, Pakadjuma et Kawele, situés à Limete, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors des opérations de bouclage, selon un communiqué.
« Quatre-vingt-quatorze personnes, dont deux militaires et un policier, ont été interpellées, ce samedi 27 juin, au cours des opérations de bouclage ciblé aux quartiers Ndanu, Pakadjuma et Kawele. Sur base de renseignements précis, l’opération a consisté à mettre hors d’état de nuire des personnes suspectées de divers crimes », a-t-on lu dans le document du commissariat provincial de la Police nationale congolaise ville de Kinshasa (PNC).
Le texte a indiqué que parmi les 94 interpellés, 11 ont été identifiés comme des suspects recherchés.
« Par ailleurs, cette opération a consisté également à la démolition des nouvelles constructions des déguerpis du quartier Pakadjuma Socopao », a ajouté le communiqué.
La même source a fait savoir que le commissaire provincial de la PNC ville de Kinshasa, qui a supervisé lui-même, dès l’aube de ce samedi 27 juin, ces deux grandes opérations, a engagé ses troupes dans le renforcement de la vigilance pour la sécurisation des Kinois et de leurs biens.
« Il entend les étendre sur l’ensemble de la ville de Kinshasa dans le respect des droits de l’Homme », a fait savoir le document.
« Vous avez fait un excellent travail avec beaucoup de professionnalisme. Nous déplorons un cas de fracture de la jambe d’un des nôtres qui poursuivait un suspect. Il est actuellement pris en charge. Dorénavant, le commissariat urbain de Mont-Amba va laisser 50 policiers ici. Les Groupes mobiles d’intervention (GMI) Alpha et Centre devront laisser chacun 25 policiers », a déclaré le commissaire supérieur principal Portais Mulago Mutalelwa, commissaire provincial adjoint en charge de l’appui et gestion ville de Kinshasa, cité dans le document.
Il a indiqué que leur travail sera de s’assurer que les gens ne reviennent pas occuper ces sites débarrassés de ces constructions anarchiques.
«La démolition des constructions anarchiques dans le quartier Pakadjuma Socopao était une opération ciblée ayant permis de détruire ces habitations qui servent souvent de cache aux présumés criminels», a conclu le communiqué du Commissariat provincial. ACP/Nd/Bib

