Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).- Les chefs de corps de l’administration urbaine de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), ont été appelés lundi à lutter contre les antivaleurs en milieux socio-professionnels, lors de la clôture de l’atelier sur la vulgarisation des textes légaux aux valeurs éthiques.
« C’est pour moi un honneur aujourd’hui d’être ensemble avec vous pour parler des questions des valeurs éthiques, intégrité publique et lutte contre les crimes organisés. (…) J’ai vu votre soif, j’ai entendu vos réactions, j’ai compris votre souci. Sur ce, ça devient pour nous un combat qu’on doit lutter ensemble avec tous les chefs de corps de l’administration urbaine pour faire face aux questions de la bonne gouvernance qui nous demandent la rédévabilité, la transparence, l’équité, afin de bâtir une ville pétrie de valeurs », a déclaré Apollinaire Mbala, Directeur provincial à l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (Oscep).
« Je suis en contact avec les deux chefs des institutions provinciales, le président de l’Assemblée et le gouverneur de la ville province de Kinshasa. Ils m’ont dit qu’ils sont prêts à nous soutenir pour lutter contre les antivaleurs dans le milieu socio-professionnel », a-t-il ajouté en substance.
Parlant du programme « Kinshasa Ezo Bonga », M. Mbala a invité l’assistance à placer l’homme au centre de tout pour le développement de la capitale.
« Permettez-moi de vous dire aujourd’hui, nous avons une mission : +Kinshasa Ezo Bonga+. Pour que Kinshasa Ebonga, nous devons mettre l’homme au centre de tout parce que l’homme, c’est un élément du développement. Sans l’homme, il n’y a pas de développement. Alors, pour avoir l’homme, il faut le doter des valeurs éthiques et d’intégrité pour qu’il soit digne de lutter contre les crimes organisés dans la ville de Kinshasa. (…) Soyons ensemble pour bâtir une ville des valeurs », a-t-il conclu.
Les participants encouragés à faire preuve de responsabilité
Pour sa part, le Directeur général du Fonds de lutte contre le crime organisé (Foluco) a encouragé les participants à faire preuve de responsabilité nouvelle et de compétence certifiée.
« Organiser, structurer et évaluer avec exigence, c’est déjà participer à la transformation de l’État. Il y a quelques instants, nous avons remis le brevet. Ce geste n’est pas simplement une formalité, il marque une responsabilité nouvelle. C’est la compétence certifiée qui engage l’individu, l’institution et au-delà la crédibilité du pays. Notre nation est engagée dans un processus de conciliation et de bonne gouvernance, de modernisation, de la création de ces mécanismes de conformité et de renforcement de la crédibilité internationale », a exhorté M. Moro Mukota, avant de préciser que cette vision ne peut se matérialiser que par des institutions structurées et par des cadres formés aux standards internationaux.
« Permettez-moi d’évoquer la sortie de la liste grise qui ne sera pas le fruit d’un simple engagement politique, mais elle sera la conséquence d’une cohérence entre nos textes, nos institutions, c’est ce que vous venez de démontrer par cette formation. Et cette cohérence commence justement par la formation. Elle commence par le professionnalisme. Elle commence par des initiatives comme celle qui s’achève aujourd’hui », a conclu le DG de Foluco.
Durant trois jours, les participants ont été renforcés en capacité sur plusieurs modules, entre autres, les aspects généraux du décret-loi n°017/2022 du 8 octobre 2002 portant code de conduite l’agent public de l’Etat, l’infraction de la corruption et les infractions assimilées dans la loi du n°05/006 du 29 mars 2006 et sur les règles relatives à l’organisation et au fonctionnement d’un établissement public à caractère administratif dénommé : « Fonds de lutte contre le crime organisé ».
ACP/C.L.

