Administration urbaine publique: grève mercredi à Kinshasa pour dénoncer les retards de paiement

Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- Une grève «illimitée et sèche» des agents et cadres de l’administration urbaine de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), est prévue mercredi pour dénoncer les retards de paiement auprès de l’autorité urbaine, selon un communiqué publié mardi.

«L’intersyndicale de l’administration publique urbaine de Kinshasa, réclame des arriérés de rémunérations de huit mois pour le personnel administratif en 2025, dix mois pour le personnel politique, ainsi que des retards de paiement pour les mois de janvier, février et mars 2026. En tant que garant des droits fondamentaux des agents publics urbains de la ville de Kinshasa, elle décrète une grève illimitée et sèche à partir de ce mercredi 22 avril 2026 jusqu’à nouvel ordre», a-t-on lu dans le document de cette coopération syndicale de la capitale congolaise.

D’après le texte, l’intersyndicale dénonce le refus de rétrocéder 5% aux services mobilisateurs des recettes et les mauvaises conditions de travail des agents publics ainsi que le non-respect des promesses faites par l’exécutif provincial à travers les ministres provinciaux de la Fonction publique et des Finances en date du 15 avril 2026.

Selon le communiqué, tous les bureaux seront fermés à cadenas et chaînes à partir de ce mercredi 22 avril 2026.

Par ailleurs, «les ambassades, banques et institutions publiques, tant nationales qu’internationales, sont priées de ne pas recevoir tout document provenant des services publics de l’Hôtel de ville de Kinshasa pour des raisons liées à cette grève».

Le texte appelle également les services de sécurité, notamment la PNC et l’ANR, à «prêter leur assistance aux grévistes en cas de besoin, conformément aux missions qui leur sont reconnues par les instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux».

Dans le même communiqué, l’intersyndicale dénonce «la mauvaise foi du Gouvernement provincial de Kinshasa face aux revendications du ban syndical kinois».

Elle évoque notamment «des arriérés de rémunérations de huit mois pour le personnel administratif en 2025, dix mois pour le personnel politique, ainsi que des retards de paiement pour les mois de janvier, février et mars 2026».

Sont également pointés : «le refus de rétrocéder 5% aux services mobilisateurs des recettes, les mauvaises conditions de travail des agents publics, ainsi que le non-respect des promesses faites par l’Exécutif provincial à travers les ministres provinciaux de la Fonction publique et des Finances en date du 15 avril 2026», a signalé la source.

«Ces engagements avaient pourtant permis aux représentants syndicaux d’accorder une trêve dans le cadre du partenariat social pour une paix sociale durable», a rappelé le document. ACP/ODM

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