Assainissement de Kinshasa : s’approprier le combat du Service national contre l’insalubrité (Par Saint Théodore Ngangu)

Kinshasa, 13 septembre 2026 (ACP).- Depuis le 16 juillet 2026,  le Service national (SN) s’est jeté dans un combat sans merci contre l’insalubrité à travers la ville de Kinshasa dont l’élan imprimé mérite une appropriation citoyenne et collective pour sa pérennisation dans la durée à travers la capitale de la République démocratique du Congo.

Par leur engagement patriotique à nettoyer les artères  principales et autres lieux publics de Kinshasa,
les éléments du Service national ont indiqué la voie à suivre par tous pour maintenir en état de propreté permanent, la capitale de la Rumba congolaise.


Une leçon modèle susceptible d’être dupliquée par toutes les couches de la population dans les coins et recoins  de Kinshasa.
En réalité, garder Kinshasa propre est une affaire de tous.
Dans chaque habitation de Kinshasa, la saleté doit être désormais considérée comme un ennemi commun à abattre à tout moment et en tous lieux. La lutte contre l’insalubrité doit devenir une question de conscience populaire.
Ainsi,  un changement des mentalités s’impose à tout prix dans la bonne gestion individuelle et collective des déchets à Kinshasa.


C’est d’ailleurs ce souci qui a animé le Président Félix Tshisekedi en créant une Task force pour l’assainissement de la ville de Kinshasa, la capitale. En plaçant à sa tête le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, le chef de l’État ne s’est pas trompé d’homme. Ce digne fils du pays a démontré, à travers les éléments du Service national commis à la tâche de rendre Kinshasa propre de quoi il était capable.


Depuis des années, sortir Kinshasa de son insalubrité chronique ressemble de plus en plus à un combat sans fin. La plupart d’initiatives prises par les gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la ville sont restées sans lendemain à cause notamment des résistants qui ne veulent pas adhérer à la vision de l’autorité urbaine.


Les efforts du Service national pour gagner le pari, doivent bénéficier de l’implication de toutes les communautés. Ce qui s’appelle l’adhésion populaire.
Pour y parvenir, ces efforts ont besoin également de l’accompagnement d’une politique bien coordonnée qui sache bien cerner les tenants et les aboutissants de la problématique de l’insalubrité dans la ville de Kinshasa.
Il faut savoir étouffer dans l’œuf toutes les manœuvres des résistants désireux de saper les efforts du Service national consistant à vaincre l’insalubrité. C’est important, parce que ces résistants se manifestent déjà par leurs agissements dans certains coins de Kinshasa.


S’attaquer aux causes

Ramasser les déchets  seul ne suffit pas. Encore faut-il savoir s’en prendre aux causes dont la première à Kinshasa à ne point douter semble être liée à la mentalité et au non-respect des espaces publics. En détruisant certaines constructions érigées sur des sites non appropriés, la Task Force et l’hôtel de ville de Kinshasa ont donné le ton. Il faut continuer d’appliquer la loi dans toute sa rigueur, car dans un pays de droit, force est à la loi. Il faut cesser avec des opérations de lutte sous forme de soupoudrage pour adopter une politique pérenne contre l’insalubrité.


Les bourgmestres, les chefs de quartiers et les chefs des rues du reste motivés, doivent devenir les apôtres de cette politique. Partout à travers les marchés publics, cela doit devenir un maître mot.


L’éducation civique doit donc aller de pair avec la mise en place de services publics efficaces.
Le véritable succès ne sera pas de voir Kinshasa propre pendant une journée. Il s’agira de faire de la propreté une norme. Le retour imminent des pluies va constituer un vrai test. ACP/

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