Des réformes de modernisation de l’administration fiscale de Kinshasa  présentées aux entrepreneurs

Kinshasa, 5 mars 2025 (ACP).– Des réformes engagées pour moderniser  l’administration fiscale urbaine  et renforcer la transparence dans le payement des impôts ont été présentées jeudi lors d’une matinée d’échanges organisée à l’intention des entrepreneurs à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Des réformes ont été engagées à la DGRK pour moderniser l’administration fiscale de Kinshasa, améliorer le climat des affaires, renforcer la transparence. Au cœur de ces réformes se trouve un principe simple. Il s’agit de la digitalisation des procédures fiscales permettant le payement des taxes en toute simplicité », a déclaré Gérard Kaja, chargé des missions à la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK).

A travers ces réformes, a-t-il ajouté, « le contribuable peut ainsi, à partir même de son bureau, déclarer ses impôts en ligne sans avoir nécessairement besoin de se déplacer. La procédure permet un payement sécurisé ».

M. Kaja a par ailleurs fait savoir que l’administration fiscale et les entreprises ne sont pas des adversaires, mais des partenaires naturels. « Les entreprises créent la richesse, génèrent l’emploi et constituent les sources de recettes publiques qui permettent à l’Etat de financer les infrastructures et des services publics », a-t-il précisé.

Des réformes apportées pour répondre aux préoccupations des entrepreneurs

Le ministre provincial  Magloire Kabemba (à g), l’administrateur de la Fec (au centre) et le chargé de mission Kaja (à d)

A en croire le chargé des missions Kaja, depuis plusieurs années, le secteur privé, notamment à travers la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a exprimé un certain nombre de préoccupations, concernant l’environnement fiscal, la complexité de certaines procédures fiscales, le manque de  transparence dans certaines opérations, la multiplicité des quotas administratifs ainsi que le risque d’abus. Des préoccupations qu’il a jugées légitimes et pour lesquelles il fallait trouver des réponses « concrètes » à travers la déclaration et le payement des impôts en ligne.

Le chargé de mission de la régie financière urbaine a également souligné que l’un des apports majeurs du système de digitalisation des procédures fiscales est la transparence. « Le contribuable fait face à une administration fiscale traçable et transparente », a-t-il indiqué.

Ce système a déjà été testé avec la vente des vignettes en ligne. Ce qui a permis de tracer et faciliter les opérations de contrôle avec  l’avantage de limiter les contentieux fiscaux. « La modernisation est un des leviers pour renforcer la confiance entre l’Etat et les contribuables », a conclu M. Kaja.

Kinshasa compte sur la mobilisation des recettes fiscales pour relever les défis de mobilité et d’urbanisation

Prenant la parole à son tour, Magloire Kabemba, ministre provincial des Finances, économie et numérique, a fait comprendre aux membres de la FEC présents à cette matinée fiscale que les défis de mobilité urbaine et d’urbanisation auxquels la capitale congolaise est confrontée ne peuvent être relevés qu’à travers la mobilisation accrue des recettes.

« Pour relever ses défis, la ville doit compter sur une mobilisation accrue des recettes. Les entreprises ne sont pas seulement des contribuables, elles sont avant tout les partenaires de développement », a-t-il dit.

Selon lui, Kinshasa a engagé un vaste processus de réforme dénommé mécanisme de recouvrement intelligent. Parmi les objectifs poursuivis, c’est la simplification des procédures fiscales dans le but d’améliorer le climat des affaires.

Il a également évoqué le quitus fiscal urbain qui est un document administratif attestant que le contribuable est en règle avec l’impôt. Ce document, a-t-il dit, est requis pour plusieurs services urbains.  Notamment les actes de l’état civil, l’obtention des contrats de bail et la participation aux marchés publics.

ACP/JF

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