Kinshasa, 16 octobre 2026 (ACP).- Le rapport de la commission aménagement du territoire, environnement et développement durable sur l’assainissement et le respect des règles environnementales dans les morgues, les hôpitaux et les cimetières publics de Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), a été adopté vendredi par les députés provinciaux, lors d’une plénière tenue à l’Assemblée provinciale de la capitale congolaise.
«Le rapport de la Commission aménagement du territoire, environnement et développement durable sur la mission d’information concernant l’état des lieux de l’assainissement et du respect des règles environnementales dans les morgues, hôpitaux et cimetières publics de Kinshasa est donc adopté», a déclaré Lévi Mbuta, président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK).
Selon lui, cette mission avait pour objectif de recueillir des informations sur la situation de ces infrastructures et de les porter à la connaissance des élus provinciaux, en vue de mener des actions concrètes pour améliorer les conditions d’assainissement et le respect des normes environnementales.
Présentant le rapport devant les députés provinciaux, Steve Mulumba, président de la commission précitée, a précisé que la mission d’information n’était pas une mission de contrôle, «mais visait principalement à établir un état des lieux et à proposer des pistes d’amélioration».
Le président de la commission a notamment évoqué «la poursuite des inhumations au cimetière de la Gombe, pourtant déclaré fermer, ainsi qu’au cimetière Siforco, malgré les décisions de fermeture prises par les autorités. Il est important de souligner les difficultés liées à la saturation de certains cimetières et à la proximité des lieux d’inhumation avec les habitations».
Face à cette situation, M. Mulumba a plaidé pour l’application effective des mesures de fermeture des cimetières concernés et la création de nouveaux sites d’inhumation adaptés aux besoins de la population Kinoise.
«Nous devons également attirer l’attention des élus sur les capacités de la morgue centrale de Kinshasa. Celle-ci disposait, selon les informations présentées, de quatre (4) compartiments pouvant accueillir théoriquement 250 corps chacun. Cette capacité théorique mérite toutefois d’être examinée au regard des conditions réelles de fonctionnement, de la disponibilité des équipements et des besoins effectifs de la population», a-t-il déclaré.
Le président de la commission de l’environnement a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de concilier le respect des normes environnementales, les exigences sanitaires, l’aménagement urbain et les réalités auxquelles les familles sont confrontées lors des inhumations.
Pour le président de la Commission aménagement du territoire, environnement et développement durable, la gestion des morgues et des cimetières constitue un enjeu de santé publique, d’organisation urbaine et de respect de la dignité humaine.
Il a exhorté les autorités compétentes à prendre des mesures concrètes afin d’améliorer les conditions d’inhumation dans la capitale congolaise. ACP/Nd/Luz/Bib/RS

