Kinshasa, 03 avril 2026 (ACP).- Un appel à l’intégration «systématique» des pratiques du fact-checking dans le travail, a été lancé vendredi, aux universités et aux médias congolais par une structure, en marge de la journée internationale du fact-checking célébrée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
«Je lance un appel aux universités et aux journalistes congolais à intégrer systématiquement les pratiques de fact-checking dans leur travail quotidien. Dans un contexte comme celui de la RDC, où l’information circule massivement via Whatsapp, Facebook, X, Tik tok et les médias en ligne, la vérification n’est plus un luxe, c’est une nécessité quotidienne pour préserver la crédibilité du journalisme», a dit Allegra Bossay, un des membres du Collectif des fact-checkers de la RDC.
D’après lui, le fact-checking occupe une place centrale dans le métier de journalisme. Il a indiqué que le fact-checking ne doit pas intervenir uniquement après la publication, mais s’intégrer dans tout le processus de production de l’information.
«Chaque donnée, chaque image, chaque déclaration doit être interrogée avant diffusion. C’est à ce prix que nous pourrions renforcer la confiance du public et protéger l’espace informationnel en RDC», a-t-il ajouté.
il a relevé, en outre, quelques difficultés rencontrées sur le terrain, notamment l’accès aux outils de vérification adaptés à l’ère de l’intelligence artificielle.
« Entre les contenus générés ou manipulés et le manque de ressources techniques ou de formation, il devient difficile de tout vérifier efficacement dans notre contexte. Cela crée un déséquilibre face à la rapidité de propagation de la désinformation », a renchéri M. Bossay.
Célébrée chaque le 02 avril de chaque année, la Journée internationale du fact-checking a pour objectif promouvoir la vérification des faits, l’honnêteté dans l’information et la lutte contre la désinformation.
ACP/ODM

