Kinshasa : des espaces à aménager identifiés au profit des acteurs de l’économie informelle

Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP).- Des espaces à aménager au profit des acteurs de l’économie informelle de la commune de Mont-Ngafula, dans l’ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), ont été identifiés mercredi, lors d’une descente effectuée par un responsable du ministère de l’Économie et l’autorité municipale.

« Dans ce programme de formalisation, il y a un volet important qui nous a amené aujourd’hui sur le terrain : l’aménagement des espaces dédiés aux acteurs informels. J’apprécie la disponibilité du bourgmestre de Mont-Ngafula qui a été très spontané dès qu’il a appris notre arrivée. Nous avons parcouru plusieurs sites afin d’identifier les espaces que le Gouvernement, à travers le ministère de l’Économie, pourrait aménager au bénéfice des acteurs de l’informel », a déclaré Joseph Byadunia, directeur chargé de la formation de l’économie informelle au ministère de tutelle.

Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la vision du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, qui œuvre à la matérialisation de la vision du Président de la République à travers un vaste programme de formalisation de l’économie nationale.

« Environ 80 % des acteurs de notre économie évoluent dans l’informel. Ce sont des Congolais à part entière et il n’est pas possible de se concentrer uniquement sur les 20 % opérant dans le secteur formel. C’est pourquoi nous avons commencé par l’identification et le recensement de ces acteurs à travers toute la ville », a-t-il expliqué.

M. Byadunia a précisé qu’un logiciel dénommé « E-Informel » a été mis en place pour enregistrer ces opérateurs économiques et les connecter directement au Guichet unique de création d’entreprise afin qu’ils puissent obtenir les documents légaux attestant de leur activité.

Au cours de la visite, les autorités ont notamment inspecté le marché de la Foire agricole, situé le long de la route principale, le marché de Masanga-Mbila, disposant d’un espace d’environ 770 mètres, ainsi que le marché Trafic, situé en face de l’Université de Kinshasa (UNIKIN).

« Ces espaces sont disponibles et peuvent être aménagés selon des normes modernes afin de permettre aux opérateurs économiques de travailler dans des conditions adéquates. Une fois formalisés, ils pourront également contribuer davantage au développement du pays », a-t-il souligné.

Il a indiqué qu’un rapport détaillé sera transmis au Vice-Premier ministre de l’Économie nationale pour la suite du processus.

De son côté, Séverin Lumbu, bourgmestre de Mont-Ngafula, a affirmé que cette descente a permis de constater les réalités de plusieurs marchés et d’identifier des espaces pouvant être intégrés au projet.

« Il existe encore d’autres espaces, notamment à Mbenseke, dans le quartier Mitendi, qui peuvent contribuer à la concrétisation de la vision du Chef de l’État et produire des résultats positifs pour la population », a-t-il déclaré.

Pour l’autorité municipale, la formalisation de l’économie informelle constitue un levier important pour renforcer les recettes publiques.

« Aujourd’hui, l’informel nourrit une grande partie de la population. Sa formalisation permettra à l’État de mieux encadrer ces activités et d’intégrer ces ressources dans l’assiette fiscale nationale afin de soutenir l’économie du pays », a-t-il dit.

M. Lumbu a également indiqué que le gouvernement provincial est associé à cette démarche à travers un comité mis en place avec le gouverneur de la ville de Kinshasa. « Nous travaillons ensemble afin de bâtir un Congo nouveau », a-t-il conclu.

ACP/MB

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