Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP).- Une commission ad hoc pour régler les conflits coutumiers dans les communes de Maluku, N’sele, Ngaliema et Mont-Ngafula, respectivement dans l’est et l’ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été instituée par le vice-Premier ministre de l’Intérieur, a-t-on appris mercredi de source administrative.
« Une commission ad hoc a été instituée par le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani. Son objectif principal est de trancher les conflits coutumiers les plus saillants dans les communes urbano-rurales, notamment Maluku, N’sele, Mont-Ngafula et Ngaliema », a déclaré Jean-Pierre Mpasi, secrétaire exécutif adjoint du gouvernement provincial de Kinshasa.
Selon lui, cette structure a été mise en place afin de favoriser un règlement durable des différends coutumiers qui affectent la cohésion sociale et la stabilité dans ces entités territoriales.
« La présidence de cette commission sera assurée par maître MPASI MAZOWA, secrétaire exécutif adjoint du Gouvernement provincial de Kinshasa , tandis que la vice-présidence revient à un délégué de la Présidence de la République. Le rapporteur est un délégué de la Vice-Primature de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières », a précisé M. Mpasi Mazowa.
« Le rapporteur adjoint est également un délégué de cette même institution. Quant au secrétariat technique, il est composé d’un délégué du Secrétariat général aux Affaires coutumières et d’un délégué de la CTAAC-IPA », a-t-il poursuivi.
Il a indiqué que le secrétariat technique sera assisté par un délégué du ministère provincial de l’Intérieur, deux délégués du Secrétariat général aux Affaires coutumières ainsi que deux délégués de la Division urbaine des Affaires coutumières.
« Les conflits soumis à l’examen de cette commission seront réglés ou tranchés conformément aux dispositions légales en vigueur ainsi qu’aux us et coutumes Teke-Humbu »,a-t-il souligné .
Il a ajouté que cette démarche vise à promouvoir des solutions consensuelles et respectueuses des traditions reconnues, tout en garantissant l’autorité de l’État dans la gestion des affaires coutumières.
« Cette commission constitue un cadre de concertation et d’arbitrage appelé à restaurer la paix sociale, à prévenir l’escalade des tensions et à renforcer la cohabitation harmonieuse entre les différentes communautés concernées », a-t-il conclu.
ACP/BM

