Kinshasa : la désaffectation d’un cimetière obéit à une procédure pour respecter les défunts (Chef de division de l’Environnement)

Kinshasa, 28 janvier 2026 (ACP).- La désaffectation d’un cimetière obéit à une procédure administrative stricte pour préserver le respect dû aux défunts, a indiqué mercredi à l’ACP le chef de division de l’Environnement de Kinshasa, en République démocratique du Congo, en réaction au lotissement des cimetières.

« Un cimetière ne peut être loti qu’après sa désaffectation légale, laquelle intervient normalement après 50 ans. La désaffectation d’un cimetière obéit à une procédure administrative stricte, impliquant notamment des considérations sanitaires, environnementales et juridiques, afin de préserver la santé publique et le respect dû aux défunts », a déclaré Fiancé Kambe, chef de division de l’Environnement de la ville de Kinshasa.

« Or, à Kinsuka, cela ne fait que quelques années que les inhumations ont été arrêtées. Le cimetière de Kinsuka est loti et il y a déjà des parcelles sur place, mais ce sont les chefs coutumiers qui ont procédé au lotissement et à la vente, alors que le site n’a jamais été officiellement désaffecté », a-t-il indiqué.

M. Kambe a fait savoir que la désaffectation d’un cimetière implique un long travail de commission, notamment la translation des restes mortels, une mesure essentielle pour la sécurité sanitaire de la population.

De son coté, Didier Mafwanikisa, responsable de service des inhumations à Kinshasa, a indiqué qu’en ce qui concerne la fermeture des cimetières de l’État congolais, « il n’existe aucun arrêté formel ordonnant la fermeture du cimetière de la Gombe ».

« Le cimetière de la Gombe a été fermé de manière informelle lors des affrontements entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila, parce que la zone était devenue rouge, mais aucune décision administrative officielle n’a jamais été prise », a-t-il dit.

« L’État congolais disposait de 11 cimetières à Kinshasa, qui devraient en principe être fermés, mais à ce jour seuls ceux de Kinsuka et de Mikonga sont (…), tandis que neuf autres continuent de recevoir des enterrements », a-t-il conclu.

ACP/C.L.

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