Kinshasa : l’installation d’un système permanent de désodorisation recommandée dans un hôpital de Maluku

Kinshasa, 28 janvier 2026 (ACP).- L’installation d’un système permanent de désodorisation dans l’Hôpital général de référence de la commune de Maluku, dans l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été recommandée pour réduire des mouches et autres vecteurs améliorant ainsi l’hygiène globale de l’environnement, a-t-on appris mercredi de source administrative.

‎« Nous recommandons l’installation d’un système permanent et efficace de désodorisation au niveau de la morgue de Maluku. La présence d’odeurs nauséabondes crée un climat d’inconfort important, rend le cadre de travail malsain et indispose aussi bien le personnel que les visiteurs. Un tel système contribuerait également à la réduction des mouches et autres vecteurs, améliorant ainsi l’hygiène globale de l’environnement », a déclaré Fiancé Kambe, chef de division de l’Environnement de Kinshasa.

« L’inhalation prolongée des mauvaises odeurs peut entraîner des problèmes respiratoires et exposer le personnel, les accompagnants et les visiteurs à des risques sanitaires, y compris certaines maladies liées à un environnement insalubre. Il est donc impératif d’améliorer la qualité de l’air afin de garantir un milieu de travail sain et sécurisé », a-t-il ajouté.

‎M. Kambe a, en outre,  relevé que les eaux cadavériques contenant des substances toxiques et biologiques dangereuses sont actuellement susceptibles de s’infiltrer dans le sol et d’atteindre la nappe phréatique, ce qui constitue un risque majeur de pollution environnementale. Il a préconisé un traitement préalable obligatoire de ces eaux avant tout rejet dans l’environnement.

‎« Il est nécessaire de mettre en place un bassin de collecte et de traitement des eaux cadavériques, permettant de recueillir ces effluents pour les traiter de manière appropriée. Ce dispositif permettra de rendre les eaux non nocives avant leur évacuation finale, conformément aux principes de protection de l’environnement et de santé publique », a enrichi le chef de division de l’Environnement de Kinshasa.

‎Tout en recommandant un renforcement des mesures d’hygiène, d’assainissement et de surveillance environnementale au sein de la morgue. Cela inclut la formation du personnel, le suivi régulier des installations et l’application stricte des normes sanitaires afin de prévenir tout risque pour la population et l’écosystème environnant.

‎L’Hôpital Général de Référence de Maluku a été créé en 1930 par la Reine Élisabeth de Belgique. Il dispose actuellement de 87 lits montés, de 10 services fonctionnels et d’environ 300 agents. En tant qu’hôpital de référence, il joue un rôle crucial dans la surveillance épidémiologique, notamment face aux épidémies provenant des provinces de l’Équateur, du Kasaï et du Bandundu.

ACP/C.L.

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