Kinshasa, 11 février 2026 (ACP).- L’opération de démolition des constructions anarchiques à Pakadjuma, un bidonville de la commune de Limete, dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été inspectée mardi, par l’autorité urbaine, lors d’une descente qu’il a effectuée sur le lieu.
« Nous sommes ici pour inspecter la démolition des constructions anarchiques à Pakadjuma. Depuis un certain temps, nous menons la campagne du +retour à la norme+ en milieu urbain. Tout ceci s’inscrit dans le cadre du retour à la norme et surtout de l’instauration de l’autorité de l’État. L’objectif principal est de restaurer l’ordre public, qui repose sur trois piliers fondamentaux, la sécurité, la salubrité et la tranquillité »« , a déclaré Daniel Bumba, gouverneur de la ville de Kinshasa.
« L’État doit être respecté. On ne peut pas tolérer un désordre permanent. Cet endroit est connu comme un foyer de grande insécurité, c’est pourquoi il a été choisi comme zone d’intervention, voilà notre première mission. Deuxièmement cette opération vise à libérer les emprises ferroviaires, afin d’accompagner le rétablissement du train urbain de l’ONATRA », a-t-il indiqué.
Le gouverneur a fait savoir qu’Il s’agit précisément des espaces réservés au passage des trains, là où se trouvent les rails. « Aujourd’hui, ces emprises ont été envahies par des occupations anarchiques, ce qui expose la population à des risques élevés d’accidents, provoque des désordres permanents et empêche le train de fonctionner normalement. Tant que les emprises ferroviaires restent occupées, aucun trafic ferroviaire sécurisé n’est possible », a-t-il dit.
« Troisièmement, ce site constitue également un foyer à haut risque sanitaire. Il s’agit d’un véritable centre potentiel de propagation d’épidémies, ce qui en fait un problème sérieux de santé publique. Dans le cadre de la prévention, de la sécurité collective et de la protection de la population, il était impératif d’agir. Cette zone n’est pas seulement un problème d’urbanisme, c’est un enjeu majeur de santé publique », a renchéri M. Bumba.
Il a précisé qu’Il est important que l’opinion publique comprenne que cette opération n’a rien de brutal ni d’improvisé. Tous les occupants installés le long des rails ont été formellement avisés depuis plus de six mois. Des mises en demeure ont été délivrées, et chacun était pleinement informé de la démolition à venir. Personne n’a été surpris, les notifications datent de plus de six mois.
« Nous ne souhaitons pas que cette action soit mal interprétée. Les habitants de Kinshasa savent parfaitement que cet endroit était devenu une zone d’insécurité chronique, marquée par des vols récurrents de perruques, téléphones et autres biens et par une absence totale d’ordre public. En tant que responsable, il arrive un moment où il faut prendre ses responsabilités, restaurer l’autorité de l’État, garantir la sécurité, remettre la mobilité en place et protéger l’intérêt général. Mettre fin à cette situation était une nécessité, pas une option », a-t-il conclu. ACP/UKB

