Kinshasa, 11 février 2025 (ACP).- Quatre (4) cimetières de la commune de Mont-Ngafula, dans l’Ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été inspectés, mardi, par le rapporteur adjoint du bureau de l’Assemblée provinciale, lors d’une mission d’inspection.
« Aujourd’hui, mardi 10 février, nous avons inspecté quatre cimetières de la commune de Mont-Ngafula, afin de nous enquérir de leur situation environnementale et administrative », a déclaré Clovis Samba, rapporteur adjoint du bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK).
Selon lui, la mission a débuté par le cimetière One Day, où plusieurs irrégularités ont été constatées. « Nous avons relevé que les fosses d’inhumation ont une profondeur de 1,20 mètre, alors que la norme exige une profondeur minimale de 1,50 mètre. Nous avons également observé qu’il n’y a qu’un espace de 20 centimètres entre les caveaux, alors que la norme impose un espacement réglementaire de 50 centimètres, ce qui n’est pas respecté. Il existe donc un écart par rapport aux normes en vigueur, rendant la situation non conforme », a-t-il expliqué.
« Nous avons également constaté la présence d’une morgue privée à l’intérieur du cimetière. Or, selon la loi, la morgue est un service hospitalier et doit obligatoirement être rattachée à un hôpital », a précisé M. Samba.
La commission a aussi noté l’absence totale de verdure et de fleurs dans ce cimetière visité. « Pourtant, la présence de fleurs symbolise la vie et témoigne du respect et du souvenir que nous gardons pour les personnes disparues », a ajouté le rapporteur adjoint du bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Après le cimetière One Day, la délégation s’est rendue au cimetière du Chemin des Paradis, avant de poursuivre la mission aux cimetières de la Cité de la Paix et de Mbenseke, tous deux gravement menacés par l’érosion.
« Cette érosion, qui a débuté depuis 2019, a déjà entraîné la disparition de certains corps. Nous avons également constaté la présence de dépouilles à l’entrée des cimetières qui doivent être exhumées afin de dégager un passage et faciliter l’accès des véhicules », a-t-il indiqué.
S’agissant de la situation administrative, le rapporteur adjoint de l’Apk a révélé que le cimetière de la Cité de la Paix ne dispose d’aucun document officiel attestant de son existence et de son fonctionnement.
« Il utilise les documents administratifs du cimetière de Mbenseke, notamment les mêmes arrêtés. Aucun document propre ne justifie légalement le fonctionnement du cimetière de la Cité de la Paix », a-t-il conclu. ACP/UKB

