Kinshasa, 7 juillet 2026 (ACP).- Les défis liés au maintien de l’ordre public ont été abordés mardi par les élus locaux, à l’ouverture de la session ordinaire de juillet du Conseil communal de Kisenso, dans le Centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
« Les défis auxquels fait face notre commune sont nombreux. Ils appellent des réponses concertées et réalistes. Nous relevons également les défis liés au maintien de l’ordre public, à la lutte contre les constructions anarchiques, à l’occupation illégale des emprises publiques et à la protection des espaces publics », a déclaré Edo Katenda, président du conseil communal de Kisenso.
Il a indiqué que cette session constitue un moment privilégié pour évaluer la situation de Kisenso, apprécier les actions menées par l’exécutif communal et proposer des solutions viables, susceptibles d’améliorer les conditions de vie des habitants de cette municipalité.
Sur le plan politico-administratif, M. Katenda a évoqué plusieurs difficultés, notamment la gestion du personnel marquée par la présence pléthorique de nouvelles unités, l’insécurité posée par des hommes non autrement identifiés.
« Ces derniers commettent des cambriolages, des vols à main armée et des assassinats dans plusieurs quartiers, notamment Libération, Révolution et Mission, alors que ce phénomène avait presque disparu », a-t-il précisé.
Abordant le volet économique et financier, le président du Conseil a qualifié la situation de préoccupante. « Le manque de structuration des unités économiques est à la base de coulages de recettes, de la fraude et de la corruption. Les recettes locales restent faibles au regard des besoins de développement », a-t-il indiqué, avant de plaider pour la réhabilitation des routes, la modernisation des marchés et la mobilisation accrue des recettes locales.
Au plan socio-culturel, il a énuméré plusieurs défis, dont le non-respect des mesures barrières contre les épidémies, la vente à ciel ouvert de la nourriture, l’absence de contrôle de viabilité des unités de santé et l’absence d’analyses des eaux de forage.
« Notre responsabilité collective est de faire de cette session un véritable cadre de réflexion et de prise de décisions utiles à notre population », a-t-il soutenu. ACP/B/M

