Kinshasa, 7 juillet 2026 (ACP).- Le transfert de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) hors de la ville de Kinshasa, a été évoqué mardi, lors du deuxième jour des travaux de la première session extraordinaire de la Conférence des présidents des Assemblées provinciales congolaises.
« Le transfert de la capitale hors de Kinshasa : article 2, alinéa 3. Si l’on veut changer la capitale, les représentants ne peuvent décider seuls. Il faut demander au peuple. Dans ma version initiale, j’avais proposé des conditions tels ques les études préalables de viabilité économique, sociale, écologique ; choix d’une localité équidistante de toutes les provinces pour garantir l’accès égal. Aujourd’hui, Kinshasa est au sud-ouest, désavantageant certaines provinces comme le Haut-Uele par rapport au Kongo Central (…) », a déclaré Paul-Gaspard Ngondankoy, député national.
L’élu du peuple a rappelé que cette matière relève de l’article 2, alinéa 3 de la Constitution, qui impose la consultation populaire pour tout déplacement de la capitale.
« Ma proposition de loi sur le référendum visait à encadrer ce processus par des critères objectifs, afin d’éviter les décisions politiques sans base technique », a-t-il ajouté.
Selon lui, les conditions évoquées portent sur la viabilité économique, sociale et écologique du nouveau site, ainsi que sur l’équité territoriale entre les 26 provinces.
« Le débat s’inscrit dans la démocratie directe prévue dans l’article 5 de la Constitution, qui reconnaît au peuple le droit de s’exprimer par référendum sur des questions d’intérêt national », a-t-il conclu.
La Conférence des présidents des Assemblées provinciales est en cours pour harmoniser les vues sur la loi fixant les conditions d’organisation du référendum. ACP/B/L/N

