Kinshasa, 14 octobre 2026 (ACP).- L’éveil de la conscience a fait l’objet d’une conférence-débat organisée mercredi dans un Centre culturel dans le nord de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), en faveur du développement de la jeunesse congolaise.
« Nous avons organisé notre conférence sous le thème : ‘’Jeunesse congolaise sur trois espaces : son passé, son présent et son avenir. Que faut-il faire ?’’ L’objectif, c’est d’abord de réveiller cette jeunesse qui pense qu’il n’y a plus d’espoir. Nous pouvons prendre de bonnes décisions et nous pouvons faire encore mieux dans ce pays, faire développer le pays, peu importe l’hostilité. Comme l’a toujours dit le Président de la République, un jour la lumière apparaîtra », a déclaré Ben Ndjakany, organisateur de la conférence.
L’organisateur s’est dit ému de la mobilisation des jeunes venus de différentes universités, partis politiques et communes de Kinshasa, qu’il a exhortés à poursuivre la dynamique au-delà de la rencontre.
Evoquant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, M. Ndjakany a adressé un message de solidarité.
« Nous sommes ensemble avec nos frères de l’Est et nous combattons toujours pour la bonne cause. Un jour ce pays sera libéré par nous les jeunes. Je leur dis d’être courageux, d’être pleins d’espoir et persévérants. Ils ne peuvent pas désespérer, nous sommes ensemble », a-t-il soutenu.
Il a, par ailleurs, appelé la jeunesse à s’éloigner des divisions politiciennes.
« Tout ce que je demanderai aux jeunes, c’est d’abord d’être engagés, d’être unis, d’unir nos forces et de s’abstenir de tout discours politicien. C’est la ligne politique qui est en train de massacrer cette jeunesse. Je demande aux jeunes d’être unis entre nous et de combattre pour l’intérêt de notre génération, pour un Congo meilleur, pour un Congo plus beau qu’avant », a dit M. Ndjakany.
Il est par ailleurs revenu sur l’histoire de la jeunesse congolaise, de la période coloniale à nos jours.
Il a rappelé qu’entre 1945 et 1955, l’objectif du colon n’était pas de former une élite, mais une main-d’œuvre, avant l’apparition des premières universités.
Revenant sur le combat pour l’indépendance, il a souligné l’audace des jeunes de l’époque :
« Les jeunes ont osé. Ils ont dit : malgré tout ce que les colons font, nous acceptons de mourir pour ce pays, à condition que nos enfants et nos petits-enfants soient libres. Ce même jour, la Belgique a compris que ce pays devait être indépendant. Ils ont payé le prix, ils ont risqué et ils ont franchi. Ça, c’est notre passé », a-t-il rappelé.
«…. Nous devons avoir une jeunesse émergente, prospère, unie, malgré nos couleurs politiques, ethniques et tribales. Nous savons qu’il n’y a qu’un seul Congo et nous sommes tous des Congolais », a-t-il conclu.
ACP/Bib./Ize

